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Un Hells Angels accusé de voies de fait

François Vachon s’en serait pris à un restaurateur

François Vachon

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Le Hells Angels François Vachon a été formellement accusé de s’être livré à des voies de fait contre un restaurateur de Rosemère, mardi.

Le motard de Sainte-Adèle, qui n’était pas présent au palais de justice de Saint-Jérôme, a comparu par l’entremise de son avocate, Me Mylène Lareau, pour répondre à cette accusation portée à la suite d’une escarmouche survenue l’été dernier.

L’homme de 49 ans et un autre membre des Hells, Jean Richard Larivière, avaient été arrêtés par la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville à l’intérieur d’une succursale des restaurants Pizzeria Sofia, le 6 juillet, en fin de soirée.

L’un des copropriétaires du restaurant aurait été tabassé lorsqu’une dispute a éclaté après qu’il eut avisé les motards que l’heure de son dernier service était venue.

Les deux Hells auraient aussi injurié les policiers lors de cette soirée bien arrosée, selon ce que le sergent Martin Charron avait déclaré au Journal au sujet de cette intervention.

Larivière, 52 ans, avait passé la nuit en cellule et comparu le lendemain pour faire face à des accusations de menaces et de voies de fait causant des blessures. Il n’a toujours pas été jugé.

François Vachon, dont l’implication dans cet incident serait moindre que celle de son camarade motard, avait repris sa liberté le soir des infractions alléguées, après avoir signé une promesse de comparaître ultérieurement. Dans son cas, la suite des procédures judiciaires a été fixée au 1er décembre.

Son frère aîné, Sylvain Vachon, serait actuellement l’un des membres en règle parmi les plus influents au sein des Hells Angels.

Les deux frères Vachon ont acquis de la notoriété à la suite de leur victoire lors du seul mégaprocès pour meurtre à avoir été tenu en lien avec la fameuse opération SharQc, en octobre 2015.

Le juge James Brunton avait alors libéré les Vachon et trois autres Hells Angels de Sherbrooke avant la fin du procès, ayant conclu à de graves abus de procédures de la Couronne en matière de divulgation de la preuve aux accusés. 

Me Lareau faisait partie des avocates en défense. 

En effectuant des perquisitions reliées à l’opération SharQc au printemps 2009, les policiers avaient notamment déterré une chaudière en plastique dans laquelle une somme de 102 000 $ était cachée, près de la maison de François Vachon, qui demeurait alors à Sherbrooke.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe