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Gabriel Filippi veut inspirer la jeunesse

L’alpiniste livre des conférences virtuelles

Gabriel Filippi
Photo courtoisie, Gabriel Filippi Gabriel Filippi lors de son trajet vers le sommet de l’Everest en mai 2019.

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Même si les frontières du Népal sont toujours fermées et qu’il n’entrevoit pas d’expédition dans l’Himalaya à moyen terme, Gabriel Filippi reprend son sac et son piolet cet automne. La mission de l’alpiniste : inspirer les élèves et les étudiants par ses histoires dans des vidéoconférences.

Quand il n’est pas occupé à gravir les hauts sommets enneigés, à diriger des expéditions ou à participer à une folle épreuve d’endurance, l’alpiniste chevronné raconte ses péripéties dans des conférences. Il les adapte au milieu qui l’a approché.

Pandémie oblige depuis mars, il a réussi à adapter son contenu en livrant virtuellement ses conférences. Mais récemment, il a ajouté une clientèle qui a bien besoin d’un remontant : celle des écoles. Les dommages collatéraux de la pandémie touchent durement les étudiants, jeunes et moins jeunes. 

S’il y en a un qui a multiplié les heures de solitude en montagne, c’est bien ce grimpeur québécois au long palmarès.

La semaine dernière, derrière la caméra de son bureau, Filippi a livré une conférence à 500 étudiants de premier cycle de l’École secondaire catholique Franco-Cité située à Ottawa, un établissement touché par une éclosion de COVID-19.

Message de persévérance 

Avec d’époustouflantes photos à l’appui et en traçant des parallèles avec ses aventures en expéditions, il souhaitait les inciter à persévérer, à faire preuve de détermination et de résilience en ces temps plus difficiles. 

« Je parle des difficultés dans la vie, des outils pour s’en sortir et des solutions pour passer au travers, a expliqué l’alpiniste qui est aussi l’auteur du livre Instinct de survie — Tromper le destin sur les plus hauts sommets du monde. Il y a toujours des obstacles et des craintes à surmonter.  

« Je dresse des parallèles entre leur réalité, les difficultés rencontrées dans une année scolaire, et ce que je vis en montagne, a poursuivi celui qui a grimpé sur le toit du monde, l’Everest, à trois reprises, en plus de compter une multitude d’autres sommets à sa feuille de route. Je parle des sherpas, ces gens qui nous aident. 

« C’est important de tracer son chemin vers une destination dans la vie. Savoir où l’on veut aller et ce que nous voulons faire. » Ce message a rejoint son jeune auditoire.

Une réussite à Ottawa pour l’alpiniste   

Sans surprise, Gabriel Filippi a réussi à accrocher son auditoire haut la main. Son discours appuyé par des photos de l’Everest a capté l’imaginaire des étudiants. 

Au lendemain de sa conférence, il répondait encore à leurs multiples questions. Contactée par Le Journal, l’instigatrice du projet, l’enseignante Tatiana Racine Dupelle, disait mission accomplie. 

« Nos étudiants proviennent de tous les milieux. Chez certains, les impacts de la COVID-19 signifient les restrictions ou des pertes d’emploi des parents. Gabriel leur a donné espoir de suivre leur rêve, a témoigné l’enseignante, interpellée par la diminution de la motivation en classe. 

« Gabriel sait se faire comprendre et il est un modèle pour les jeunes. C’est une activité réussie à 200 %. »

Faire une différence

En publiant son inspirante initiative sur les réseaux sociaux, Filippi a suscité l’intérêt d’une vingtaine d’établissements scolaires. Un signe qu’il peut faire la différence en cette période maussade. « Un p’tit gars de Mégantic est le premier Canadien à grimper au sommet de l’Everest trois fois, a-t-il rappelé. Si mon parcours peut aider des étudiants, je fais ma part. »