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Question de point de vue

SOCCER-USA/
Photo courtoisie, USA TODAY Sports Le joueur de l’Impact Rod Fanni tentait de soutirer le ballon à Youness Mokhtar, du Crew de Columbus, mercredi dernier.

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Après quatre défaites de suite et un bref retour à la maison, l’Impact avait à enchaîner trois matchs difficiles en à peine une semaine. Cette séquence a connu son terme dimanche à Philadelphie et l’Impact peut faire son bilan sous plus d’un point de vue.

D’abord, il peut voir ces trois matchs d’un angle négatif puisque le Bleu-blanc-noir n’aura réussi qu’à récolter quatre points sur une possibilité de neuf : un match nul contre Chicago, une victoire à Columbus et une défaite contre l’Union dimanche dernier. Mais cette façon de penser occulterait le fait que les hommes de Thierry Henry se sont montrés compétitifs et qu’il ne s’en est fallu de peu pour qu’ils engrangent plus de points. 

Dans le même ordre d’idées, il ne faut pas oublier de spécifier qu’ils ont tout de même affronté deux des meilleures équipes de la MLS et qu’ils leur ont donné du fil à retordre. Face à Columbus et Philadelphie, l’Impact n’a jamais semblé impressionné ou déclassé sportivement. En somme, cette semaine nous apprend que si jamais l’Impact peut compter sur un effectif en bonne santé, sans les nombreuses blessures qui l’ont affligé jusqu’ici, il pourrait être en mesure de se battre pour le haut du classement dans l’est.

Resserrer derrière

Dur constat : l’Impact est la pire défense de l’association de l’Est. On en revient encore là. Le onze montréalais est capable de marquer des buts, mais sa défense prend l’eau beaucoup trop souvent. À Philadelphie, malgré le pointage assez bas, je n’ai pas eu l’impression que la défense était une priorité, et ce, pour les deux équipes. Pour le spectacle, c’est bien, mais ça peut ulcérer un entraîneur. Dimanche dernier, le milieu de terrain au Subaru Park était complètement ouvert. Une autoroute ou presque ! Amar Sejdic en a d’ailleurs profité pour marquer son premier but en carrière en MLS. Sans être embêté, le jeune milieu montréalais a parcouru presque 30 verges avant d’armer et frapper derrière le gardien, un cadeau de la défense adverse dans les circonstances. À l’autre bout du terrain, la défense montréalaise a aussi erré à plus d’un moment. Sur le premier but de l’Union, Luis Binks a laissé le joueur rentrer sur l’intérieur, un péché capital dans le soccer professionnel. Rod Fanni et Rudy Camacho ont quant à eux été obnubilés par le moment et son restés sans bouger jusqu’à tant que les cordages du filet de Clément Diop soient secoués par le ballon.

Le fonds de commerce

Au final, on peut dire que sans jouer un match extraordinaire, l’Impact est venu bien près d’arracher un point sur le terrain d’une des meilleures équipes du circuit. Ça, c’est le côté positif. Malheureusement, on n’a jamais remis des points pour le style ou la qualité des performances d’un club. Tôt ou tard, il faudra trouver une façon de gagner.

Dans le match de dimanche, vous avez peut-être remarqué beaucoup d’erreurs techniques. De mauvaises passes, des contrôles approximatifs... les équipes ont rarement été capables d’enchaîner une série de passes.

En fait, le match s’est principalement joué en transition, chaque équipe subtilisant tour à tour le ballon pour organiser une contre-attaque. Nous avons eu droit à très peu de séquences défensives ou offensives très organisées. Parfois, j’ai l’impression que c’est la marque de commerce de la MLS. Avec son expansion rapide, la ligue n’a pas réussi à mon avis à attirer assez de joueurs de bon niveaux. Résultat, plusieurs matchs sont truffés d’erreurs techniques.

Avec les années, cette réalité sera assurément balayée. Mais pour le moment, les entraîneurs doivent faire contre mauvaise fortune bon cœur.