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Troubles alimentaires: des jeunes se sont poussés à l’excès pendant le confinement

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Le confinement très strict du printemps dernier semble avoir eu un effet catalyseur sur les troubles alimentaires chez les jeunes où, dès la fin mai, une hausse marquée des hospitalisations d’urgence a été constatée.

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Le phénomène touchant les moins de 18 ans a été observé un peu partout dans la province : à l’Hôpital Sainte-Justine, à l’Hôpital de Montréal pour enfants, à Sherbrooke et même à Québec. 

Les jeunes auraient-ils perdu leurs repères en raison de la situation exceptionnelle qui a sévi dans la province? C’est l’hypothèse explorée par les experts, dont le Dr Olivier Jamoulle, pédiatre en médecine adolescente au CHU Sainte-Justine. 

«Pendant le confinement, notre clinique est restée ouverte, mais on a eu un peu moins de consultations pour les troubles alimentaires classiques. Tout à coup, vers la fin du mois de mai et le début du mois de juillet, est apparu un nombre élevé de demandes de consultations, de visites à l’urgence, et même d’hospitalisations de jeunes qui se sont mis dans des modes de restrictions et d’hyperactivité physique. Ils ont perdu du poids et qui sont devenus avec une santé fragile», explique Dr Jamoulle en entrevue avec Pierre Bruneau. 

Si certains jeunes avaient déjà commencé à développer un trouble alimentaire avant le confinement, d’autres, qui voulaient bien faire en se remettant en forme avec de l’exercice et une alimentation stricte, se sont rendus malades. 

«Ils se sont mis à vouloir mieux manger, manger ‘’santé’’ en coupant les sucres, en restreignant certains aliments et en faisant de l’activité physique de façon excessive», détaille le pédiatre. 

La tendance à sortir courir et être plus actif pendant le confinement a été constatée chez les adultes, mais chez certains adolescents, l’excès a eu des conséquences sérieuses : dont un pouls au ralenti, une baisse de la tension artérielle, et de l’insuffisance rénale.

«Une bonne moitié de ces jeunes s’est rétablie, et depuis le retour à l’école en septembre, on note une baisse des demandes de consultations pour ces problèmes-là. Peut-être que la reprise de l’activité scolaire va nous aider à restructurer les horaires, et pour ces jeunes qui étaient dans un accès d’activités physiques et de restrictions alimentaires, ils vont peut-être aller mieux avec la reprise des cours», juge le pédiatre.  

Il insiste pour dire que la majorité des adolescents ont été résilients face au confinement, mais invite tout de même les parents à faire preuve de vigilance, particulièrement s’ils constatent des comportements excessifs, et encore plus si l’école devait être une fois de plus arrêtée en raison de la pandémie. 

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