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Victime de harcèlement de la part de complotistes, Francis Brizard raconte son calvaire

Le survivant de la COVID-19 accorde une première entrevue

Victime de harcèlement de la part de complotistes, Francis Brizard raconte son calvaire
Capture d'écran de la publicité du gouvernement

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Le survivant de la COVID-19 qui a participé à la campagne publicitaire du gouvernement a accordé une première entrevue mercredi à QUB radio.

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Francis Brizard, qui est, depuis, victime de harcèlement sur les réseaux sociaux, a raconté son calvaire à Sophie Durocher. 

«Le plus difficile a été la semaine que j'ai passée seul chez moi avec forte température», raconte celui qui a par la suite été 12 jours dans le coma et intubé par trachéotomie.

Des complotistes l'ont accusé de mentir sur son état de santé, d'être un acteur, puisqu'il a été payé 2000$ pour sa participation à la publicité. 

«Je n’avais plus de PCU. Je cherche à survivre comme tout le monde avec des revenus. Un de mes amis avait vu une annonce sur Facebook», a-t-il expliqué.

«Dans le fond, moi, oui, il y avait une question monétaire, mais on voulait sensibiliser les gens», a-t-il précisé, racontant que c’était la première fois qu’il «allait à la télévision».

Réponse aux critiques

«Il y a toujours du monde qui va me critiquer, pis y a toujours du monde qui n'y croira pas», a déploré M. Brizard, qui espère être un porte-parole pour les gens, qui, comme lui, n'ont plus d'emploi à la suite des conséquences de la COVID-19.  

N’ayant plus de revenu, celui qui était entrepreneur avant d’être frappé par la COVID-19, se retrouve désormais incapable de travailler. 

«2000 $ ne me fera pas vivre à l’année longue», a-t-il ajouté pour se défendre auprès de ses critiques. 

Appel personnel de François Legault

«Ça, c’est fantastique», a raconté Francis Brizard. «Je ne réponds plus à mon cellulaire parce qu’il y a des gens qui m’appellent jusqu’à 2 heures du matin pour me donner des bêtises, mais cette journée-là j’ai pris mes messages.» 

Une dame lui annonçait que le premier ministre allait l’appeler. 

«À 15h30 pile, monsieur Legault m’appelait. Il n’arrêtait pas de me remercier, de me féliciter pour la publicité que j’avais faite. Je n’en revenais pas. Il a bien d’autres choses à faire que de m’appeler et me remercier», a-t-il relaté humblement.

«J’étais très heureux et surpris.»   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue complète de Francis Brizard avec Sophie Durocher à QUB radio:    

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