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Agrandissements à Dawson et McGill: la CAQ finance l’anglicisation de Montréal, croit Paul St-Pierre Plamondon

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon
Photo Stevens Leblanc Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon

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Le nouveau chef péquiste a dénoncé jeudi les agrandissements prévus à Dawson et McGill dans le cadre de la relance économique du gouvernement Legault, tout en défendant son propre parcours universitaire dans des établissements anglophones.

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«La CAQ prend des fonds publics, dans le cadre de la relance économique, pour angliciser Montréal», a lancé Paul St-Pierre Plamondon, élu vendredi dernier, en marge du deuxième jour du caucus de sa formation politique.  

Tout comme son parti avant lui, il dénonce l’agrandissement du collège Dawson et du Centre universitaire de santé McGill dans le projet de loi 66 du gouvernement caquiste.  

«Le gouvernement du Québec, la CAQ, investit 750 millions pour agrandir Dawson, agrandir l'Université McGill, et donc accélérer un phénomène déjà présent d'anglicisation des étudiants», a-t-il déploré.  

Flou à Dawson

Le Collège Dawson, toutefois, a nié en juin dernier que les travaux serviraient à accueillir plus d’étudiants. Le directeur général du collège, Richard Filion, avait d’abord affirmé au Journal que «la capacité d’accueil du collège va être augmentée d’à peu près 800 étudiants».   

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Toutefois, dans un communiqué publié ensuite, l’établissement avait assuré que l’agrandissement ne visait qu'à permettre le déménagement de certains étudiants. «La construction du nouveau pavillon vise à mieux accueillir le nombre actuel d’étudiants, et non à augmenter ses effectifs», affirmait-on.  

Diplômé d’universités anglophones

M. St-Pierre Plamondon a également dû expliquer comment il concilie sa position avec ses propres études dans les universités McGill et Oxford, en Angleterre. Dans le premier établissement, il a suivi ses cours de droit en français, a-t-il précisé, même si une minorité d’autres cours étaient donnés dans la langue de Shakespeare.  

De plus, il affirme que les statistiques démontrent une tendance lourde, au-delà de son expérience personnelle. «C'est une question de faits et de données statistiques. Ce que les chiffres nous disent, c'est que, lorsqu'on fait son parcours en anglais, on se retrouve ensuite avec de plus grandes probabilités d'avoir comme langue d'usage au travail l'anglais», a dit M. St-Pierre Plamondon.

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Minorité historique

Dans son programme pour la course à la chefferie, PSPP proposait d’ailleurs de réduire le financement des établissements d’enseignement postsecondaires anglophones. Il proposait d’«octroyer un financement des collèges et universités anglophones en se basant d’abord sur le poids démographique de la minorité historique anglophone».

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