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Allégations concernant de «fausses déclarations»: déjà des actions collectives contre Loop Industries

Le cabinet LPC Avocat souhaite défendre les investisseurs de Loop Industries

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Photo tirée du site web de Loop Industries L’entente entre Loop Industries et un des embouteilleurs de Coca-Cola avait fait grand bruit, à Wall Street, en 2018.

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En raison des allégations pesant contre Loop Industries et ses dirigeants concernant de «fausses déclarations», une demande d’action collective a été déposée en Cour supérieure du Québec par le cabinet LPC Avocat.

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Selon un rapport de la firme Hindenburg Research, Loop Industries aurait fait la promotion d’une technologie de recyclage pour le plastique qui ne fonctionnerait pas.

Hindenburg Research, qui détient une position à découvert dans Loop Industries, affirme que cette compagnie n’aurait jamais généré de revenu, alors qu’elle disait avoir une solution «éprouvée».

Au moins une autre demande d’action collective (Tremblay v. Loop Industries, Inc., et al.) a aussi été déposée, au cours des dernières heures, chez nos voisins du Sud. Plusieurs cabinets d’avocats étaient également à la recherche d’investisseurs pour appuyer leurs démarches devant les tribunaux, selon différents communiqués de presse. 

Il faut dire que l’action de Loop Industries qui se négocie au NASDAQ a plongé d’environ 4 $ depuis la publication du rapport, mardi.

LPC Avocat fait valoir dans sa requête déposée mardi en fin de journée que l’entreprise de Terrebonne et certains de ses dirigeants auraient «dupé» les investisseurs. Ce qui leur aurait causé des pertes financières. 

C’est l’avocat Joey Zukran qui est responsable de ce dossier pour LPC Avocat. Il appuie sa demande devant les tribunaux sur les conclusions du rapport de Hindenburg Research.

Pertes financières

Un investisseur raconte dans le document avoir notamment injecté 3054 $ US (4016 $ CA, hier) dans Loop Industries en 2018. La valeur de ses 300 actions au moment d’écrire la requête était de 2304 $ US (3029 $ CA). Elle a chuté lors de la publication du rapport. 

«Au moment de son achat, le requérant ne savait pas que Loop avait fait de fausses déclarations, avait fabriqué son modèle commercial et avait menti au public et aux actionnaires», peut-on lire dans le document de la Cour. 

L’action collective en valeurs mobilières déposée par LPC Avocat réclame des dommages-intérêts pour tous les investisseurs à travers le monde pour les gestes «illégaux» qui auraient été posés par la compagnie et certains membres de la direction. Le montant n’est pas encore déterminé. 

«La raison pour laquelle nous n’avons pas encore chiffré le total des dommages, c’est que le montant variera pour chaque investisseur en fonction de ses pertes. Il y a des gens qui ont acheté l’action notamment à 10 $, 12 $ et 13 $», explique au Journal l’avocat, Joey Zukran. 

Des «dizaines de milliers»

Les pertes financières seront calculées à partir du 13 octobre, soit lors de la divulgation du rapport. Pour participer à l’action collective, les gens doivent avoir acheté des actions de Loop Industries avant cette date. LPC Avocat estime qu’il pourrait y avoir «des dizaines de milliers» d’investisseurs. 

Plus d’informations sont disponibles sur le site de LPC Avocat ici. Les gens concernés seront automatiquement inclus dans l’action collective si le tribunal donne le feu vert à la démarche.