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Fiola patine après le temps perdu

L’athlète et trois autres Québécois sont en Allemagne pour un camp d’entraînement de trois semaines

Christopher Fiola derrière son masque.
Photo courtoisie, Christopher Fiola Christopher Fiola derrière son masque.

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Écarté des étapes de la Coupe du monde l’an dernier en raison d’un mauvais départ lors des sélections, blessé à un ischio-jambier et sur la touche en raison de la fermeture de l’Anneau de Calgary pour un bris majeur, le patineur de vitesse longue piste Christopher Fiola a pris les grands moyens pour garder intactes ses chances d’obtenir son billet pour les Jeux olympiques de 2022 à Pékin.

Fiola et trois autres patineurs québécois se sont envolés le 6 octobre en direction d’Inzell, en Allemagne, pour un camp d’entraînement de trois semaines. 

En raison de la pandémie, il a dû patienter une semaine avant de chausser ses longues lames après avoir passé un test qui s’est révélé négatif. Des cas positifs parmi quelques patineurs internationaux ont toutefois mené à la fermeture de l’anneau, mais il a finalement pu donner ses premiers coups de patin jeudi.

« C’est une décision réfléchie et je n’ai aucunement hésité malgré la pandémie mondiale et le fait que je doive assumer toutes mes dépenses, a-t-il raconté avant son départ. J’ai besoin de patiner et de courser. En raison de ma blessure, ma dernière course remonte à janvier à l’occasion des sélections pour le Championnat mondial, où je ne me suis pas qualifié. »

Le patineur de l’équipe de développement de Patinage de vitesse Canada prendra part à ses premières courses vendredi et samedi. 

L’athlète pose fièrement devant l’Aréna Max Aicher.
Photo courtoisie, Christopher Fiola
L’athlète pose fièrement devant l’Aréna Max Aicher.

Horaire chargé

« Les courses prévues en fin de semaine et le week-end prochain sont toujours au programme, a-t-il indiqué. Des équipes ont quitté, notamment les Polonais, où sept ou huit patineurs ont reçu un test positif. Les Hollandais sont aussi retournés chez eux. Nous sommes maintenant une trentaine de patineurs au lieu d’une centaine, mais les équipes seront de retour la semaine prochaine. J’aurais aimé que les équipes professionnelles soient présentes dès le départ comme prévu parce que le calibre aurait été plus relevé, mais c’est un mal pour un bien. On a plus d’heures de glace et c’est plus sécuritaire. J’ai aussi des choses à travailler de mon côté. Les derniers jours ont été un carrousel d’émotions. C’est vraiment bien organisé. Seulement 24 heures après notre test gratuit, on a reçu notre résultat. »

Une saison à oublier

Si tous se souviendront de 2020 comme d’une année particulière, Fiola, lui, n’oubliera pas de sitôt 2019. « Ce fut la pire année de ma carrière, a-t-il résumé. C’est la première fois que je ne me classais pas pour les épreuves de la Coupe du monde depuis que je suis dans les rangs seniors. Pourtant j’étais dans la meilleure forme de ma vie lors des sélections l’automne dernier. Ce fut un gros coup de ne pas me qualifier pour la Coupe du monde. Ce fut une claque au visage qui m’a toutefois permis de me réveiller. 

« Contrairement à un gars comme Laurent Dubreuil qui possède l’expérience des grands rendez-vous, je cours après le temps après avoir perdu un an, de poursuivre le patineur de 24 ans. J’ai besoin d’expérience de course avant les sélections olympiques sinon la situation n’aurait pas été optimale. Je comprends les risques d’un tel voyage en temps de pandémie, mais c’est essentiel de courser dans mon cas. »

S’il accuse du retard sur ses rivaux, Fiola croit fermement en ses chances de se qualifier pour les Jeux olympiques. « C’est très réaliste, a-t-il affirmé. L’année 2019 a été un mal pour un bien. J’avais encore une mentalité de recrue. Quand ça allait mal, j’avais des difficultés à trouver les ressources pour m’aider. Je stagnais entre le groupe B en Coupe du monde et le dernier tiers dans le groupe A. Je travaille maintenant avec un préparateur mental et une nutritionniste. Je ne suis plus le même athlète. Mon entraîneur [Gregor Jelonek] l’a vu lors du camp d’entraînement en août à Calgary. Il m’a trouvé plus sensé dans mes décisions et plus mature comme athlète. J’ai réalisé que je ne pouvais pas tout faire seul. »

Christopher Fiola (<i>à gauche</i>) est accompagné de Rose Laliberté-Roy, de Caroline Gingras et d’Antoine Roger.
Photo courtoisie, Christopher Fiola
Christopher Fiola (à gauche) est accompagné de Rose Laliberté-Roy, de Caroline Gingras et d’Antoine Roger.

Membres de l’équipe du Québec, Rose Laliberté-Roy et Caroline Gingras sont également du voyage, tout comme Antoine Roger, qui a pris part au Championnat du monde junior en 2016 en compagnie de Fiola.