/sports/hockey
Navigation

LHJMQ: l’allumette brûle à Boisbriand

Le Centre d’excellence Sports Rousseau considéré comme un foyer d’éclosion

Centre d'excellence sports rousseau
Photo Martin Alarie Le domicile de l’Armada fait l’objet d’une enquête par les autorités de la Santé publique en raison de nombreux cas de COVID-19.

Coup d'oeil sur cet article

Les cas d’infection à la COVID-19 continuent de grimper sous le toit du Centre d’excellence Sports Rousseau à Boisbriand (CESR). Après les 18 cas déclarés positifs dans l’organisation de l’Armada de Blainville-Boisbriand, voilà que d’autres intervenants du milieu du hockey ont aussi contracté le virus.

Selon des informations obtenues par Le Journal, des entraîneurs de l’Académie de hockey Joël Bouchard et des employés de l’amphithéâtre sont atteints du SARS-CoV-2 depuis l’éclosion dans l’environnement de l’Armada. 

La Santé publique des Laurentides a confirmé avoir démarré une enquête épidémiologique au CESR. « Cet endroit et bel et bien un foyer d’éclosion de la COVID-19. L’enquête est en cours. Nous en sommes au début. Nous recherchons des gens qui ont eu des contacts à faibles, moyens et hauts risques. Nous émettons des recommandations selon les types de contact », a signalé Julie Lemieux-Côté, du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides. Elle n’a pu déterminer le nombre de cas totaux reliés aux activités de l’amphithéâtre.

Haute circulation

Avec ses six glaces, un commerce, un restaurant, une académie de hockey, des ligues pour adultes ainsi qu’un gymnase et une clinique de physiothérapie au second étage, le CESR a foisonné d’activités jusqu’à la suspension des sports collectifs en zone rouge et la fermeture des gymnases le 8 octobre dernier. 

L’éclosion de 18 cas positifs, dont 16 asymptomatiques, chez l’Armada a compliqué les choses dès la première semaine d’octobre, moment où le club a suspendu ses activités. La situation a provoqué un effet domino. 

Bien que les contacts étaient limités, mais présents, et les mesures sanitaires strictes, le virus s’est propagé entre les murs de l’amphithéâtre. Des entraîneurs de l’Académie sont impliqués dans le développement technique des joueurs de l’Armada et sont aussi actifs dans l’enseignement aux programmes sportifs scolaires de la région. 

« C’est malheureux que ce virus soit entré à l’Académie. Nous avions mis en place des normes très strictes. Il ne s’agit pas de trouver les coupables, mais d’être transparents et trouver des solutions. On collabore avec la Santé publique », a indiqué Martin Brochu, le gestionnaire de l’Académie de hockey Joël Bouchard. Ses entraîneurs sont équipés de masques, de visières et doivent respecter la distanciation physique.

« Cet automne, nous ne laissions même pas rentrer les parents, a-t-il ajouté. On a tout fait et même plus pour éviter des cas positifs. À la reprise, on va encore resserrer nos normes. » 

Bien que propriétaire de l’amphithéâtre, la Ville de Blainville n’a pas répondu aux questions du Journal à propos de la situation et des mesures à prendre lors de la reprise des activités sportives.

Principe de l’allumette 

Dans les deux marchés de la LHJMQ touchés par une éclosion, soit Sherbrooke (11 cas) et Boisbriand (18 cas), et qui impliquent pas moins d’une cinquantaine de familles d’accueil, la LHJMQ dit ne pas être en mesure de « certifier le nombre de tests menés dans chacun des marchés » et par conséquent, renvoie aux statistiques régionales quant aux résultats positifs. 

« Nous savons que toutes les familles d’accueil qui comptaient un cas positif se sont soumises au test de dépistage. D’autres personnes liées aux éclosions ont aussi subi le test sur une base volontaire, a expliqué le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin. Celles-ci n’étaient pas tenues de nous partager le résultat du test. »

On rappelle que la ligue a suspendu ses activités en territoire québécois jusqu’au 28 octobre.