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Stéphane Aquin nommé directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal

Stéphane Aquin nommé directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a arrêté son choix sur un de ses anciens conservateurs, Stéphane Aquin, pour assurer le poste de directeur général en remplacement de Nathalie Bondil, dont le licenciement avait provoqué une controverse l’été dernier.

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M. Aquin, qui est né à Montréal et qui a grandi aux États-Unis et en Suisse, effectue donc un retour au bercail, ayant déjà œuvré au MBAM de 1990 à 1992 pour l’ouverture du Pavillon Jean-Noël-Desmarais, ainsi que de 1998 à 2015, à titre de conservateur de l’art contemporain. Il a pendant son mandat de 17 ans à titre de conservateur piloté 40 expositions d’artistes canadiens et internationaux.

Depuis cinq ans, il est le conservateur en chef du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, à Washington, un musée membre de la Smithsonian Institution. Le Hirshhorn est considéré comme le musée national d'art moderne et contemporain des États-Unis, a rappelé le MBAM, jeudi, par communiqué.

Stéphane Aquin a été nommé directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), en remplacement de Nathalie Bondil, dont le licenciement a provoqué la controverse l’été dernier.
PHOTO COURTOISIE/Jeff Elkins
Stéphane Aquin a été nommé directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), en remplacement de Nathalie Bondil, dont le licenciement a provoqué la controverse l’été dernier.

Le conseil d’administration du MBAM a retenu les services de Stéphane Aquin en raison de «sa grande connaissance, non seulement de l'art moderne et contemporain, mais de l'histoire de l'art dans son ensemble et des défis auxquels font face les musées aujourd'hui», ce qui «a fait de lui une figure importante de l'univers muséal mondial», a-t-on précisé.

«Je suis heureux de rentrer à Montréal. C'est un immense honneur de prendre la direction du Musée des beaux-arts de Montréal, une institution que je connais et que j'aime tout particulièrement, et un privilège de pouvoir le servir à ce moment marquant de son histoire. J'ai très hâte de collaborer à nouveau avec les fantastiques équipes du Musée qui n'ont cessé de contribuer à sa réputation d'excellence depuis de nombreuses années», a dit Stéphane Aquin.

«J'entrevois aussi avec enthousiasme mon travail avec les grands partenaires publics et privés, les donateurs et les bénévoles, dont la contribution à la vie du Musée est essentielle», a poursuivi M. Aquin, dont le père est l’écrivain Hubert Aquin décédé en 1977.

La firme de recherche de talents Boyden a supervisé le processus de recrutement en collaboration avec le comité de recrutement du conseil du MBAM.

«C'est avec beaucoup de fierté que nous annonçons le retour de Stéphane Aquin au Musée des beaux-arts de Montréal», a indiqué le nouveau président du conseil d'administration du MBAM, Pierre Bourgie.

«Son impressionnante feuille de route combinée à sa connaissance du MBAM ont fait de lui un candidat incontournable au moment de pourvoir le poste de directeur général. Nous sommes heureux que Stéphane ait choisi de revenir à Montréal pour prendre la direction du Musée et ainsi le propulser vers une autre étape de son histoire», a-t-il ajouté.

Controverse

Rappelons que le congédiement en juillet dernier de Nathalie Bondil, qui occupait depuis des années les postes de directrice générale et de conservatrice en chef du MBAM, avait fait grand bruit. Son départ s'inscrivait sur fond d'allégations faisant état d'un climat de travail toxique au musée de la rue Sherbrooke Ouest.

Depuis, Nathalie Bondil a déposé une poursuite de 2 millions $ contre le MBAM. Aussi, le président du conseil d’administration qui avait décidé de se départir des services de Mme Bondil, Michel de la Chenelière, a été remplacé en septembre par Pierre Bourgie.

La ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, avait demandé en juillet à un expert indépendant d’examiner «l'encadrement et la supervision de la conduite des affaires» du musée et de lui faire rapport.

Le 8 octobre, on apprenait de plus que le MBAM se pliait aux exigences du gouvernement du Québec en mandatant deux personnes – Lise Bissonnette et Pierre A. Raymond – pour mener un examen de sa structure de gouvernance, y compris les liens entre le CA et la direction du musée.