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Trump et Biden: opposition de styles, affrontement sur le coronavirus

Trump et Biden: opposition de styles, affrontement sur le coronavirus
AFP

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Donald Trump et Joe Biden ont affiché jeudi soir, sur deux chaînes différentes avec deux styles opposés, leurs profonds désaccords sur la gestion du coronavirus, à 19 jours de l’élection présidentielle américaine. 

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«Nous sommes dans une situation où nous avons plus de 210 000 morts et qu’est-ce qu’il fait? Rien», a dit le candidat démocrate sur ABC, d’un ton calme et posé.

«Nous avons fait un travail fantastique (...). Les vaccins arrivent et les traitements arrivent», a lancé presque au même moment le locataire de la Maison-Blanche sur NBC. 

S’emportant, s’agaçant des questions qui lui étaient posées, en particulier sur les raisons pour lesquelles il portait si peu le masque, il a refusé tout mea culpa.

«Je suis président, je dois voir des gens (...). Je ne peux pas être enfermé dans une magnifique pièce quelque part dans la Maison-Blanche», a-t-il ironisé.

Le président républicain s’est par ailleurs refusé à condamner explicitement la mouvance conspirationniste QAnon, affirmant ne pas bien la connaître. «Ils sont fortement contre la pédophilie et je suis d’accord avec cela», a-t-il ajouté.

Trump et Biden: opposition de styles, affrontement sur le coronavirus
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Le contraste était saisissant avec son adversaire démocrate, qui fait la course en tête dans les sondages, qui répondait aux questions de l'audience dans un registre nettement plus calme.

Il faut « écouter l'autre », a-t-il répondu à un électeur qui lui demandait comment il comptait restaurer « la courtoisie et l'honneur » dans la politique américaine. 

« Ce que je ferai, si je suis élu président, en premier, et je ne plaisante pas (...) je vais les appeler », les républicains, a-t-il déclaré en rappelant sa réputation lorsqu'il était sénateur, pendant plus de 35 ans, d'homme capable de franchir les barrières partisanes.

Floride et Pennsylvanie

La campagne a de nouveau été chamboulée par le coronavirus. La candidate démocrate à la vice-présidence, Kamala Harris, a suspendu ses déplacements jusqu’à dimanche «dans un souci de prudence» en raison de cas de COVID-19 dans son entourage. 

L’ancien vice-président de Barack Obama a, lui, décidé, sur avis de ses médecins, de ne pas interrompre sa campagne de terrain, malgré un autre cas découvert dans l’équipage de son avion, mais qui était resté à «plus de 15 mètres» et portait, comme lui, un masque. 

«Que cela serve d’exemple sur l’importance de porter des masques et de maintenir une distance physique sûre», a tweeté Joe Biden, encore déclaré négatif jeudi. 

Le débat virtuel prévu au départ ayant été annulé après le refus de Donald Trump d’y participer, les deux candidats s’exprimaient en même temps, mais sur deux chaînes différentes depuis la Floride et la Pennsylvanie.

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Ces deux États clés ont été remportés par le milliardaire en 2016, mais Joe Biden apparaît en mesure de disputer la victoire.

Quelques heures avant son entrée en scène, Donald Trump avait donné le ton: agressif et moqueur.

«J’aimerais pouvoir le regarder pour voir s’il pourra aller jusqu’au bout», a lancé le président de 74 ans au sujet de son adversaire de 77 ans, qu’il affuble du surnom «Sleepy Joe».

Quatre réunions Trump

Les sondages sont inquiétants pour Donald Trump dans cette campagne à rebondissements, pour laquelle plus de 17,5 millions d’Américains ont déjà voté de façon anticipée.

Les démocrates ont de «bonnes chances» de gagner la Maison-Blanche, a reconnu le sénateur républicain Lindsey Graham, très proche de Donald Trump, prenant acte de la dynamique actuelle.

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L’ancien vice-président démocrate mène de près de dix points de pourcentage dans la moyenne nationale des enquêtes d’opinion pour la présidentielle du 3 novembre. 

Mais surtout, bien qu’avec une marge plus étroite, il mène dans les États clés qui font les élections aux États-Unis en basculant d’un parti à l’autre. 

Quelles audiences?

Le président, désormais rétabli de la COVID-19, se disant même «immunisé», intensifie sa campagne depuis lundi, entouré tous les soirs de milliers de partisans à la casquette rouge dans les États-clés. 

Floride, Pennsylvanie, Iowa, Caroline du Nord: il a enchaîné quatre réunions en quatre jours. 

Dès la semaine dernière, le milliardaire républicain avait refusé de participer à un deuxième débat, prévu jeudi, quand les organisateurs avaient annoncé qu’ils le rendraient virtuel par mesure de précaution, au cas où il serait encore contagieux. 

«Je ne vais pas perdre mon temps», avait-il tonné. 

Extrêmement précautionneux face au virus, même trop, selon les républicains qui l’accusent d’en profiter pour se cacher des électeurs, Joe Biden avait refusé de repousser la date de leur second duel, comme le proposait l’équipe Trump. 

Marquant le contraste avec le républicain, il a fait de son respect strict des gestes barrières un point central de sa campagne. 

Un troisième débat est toujours prévu le 22 octobre à Nashville, dans le Tennessee.

Le Dr Anthony Fauci, l’un des principaux experts du gouvernement américain sur le coronavirus, a déclaré que le président «ne transmettait plus de virus infectieux», a dit la chaîne NBC.

Tradition politique américaine, le «town hall» est une émission télévisée en direct pendant laquelle un panel d’électeurs, sous la supervision d’un modérateur, interroge un candidat. 

Les audiences de ces deux rendez-vous seront particulièrement attendues avant d’être comparées.