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Fameux but de Stamkos: deux terribles secrets révélés

Fameux but de Stamkos: deux terribles secrets révélés
Photo AFP

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Si vous demandez aux amateurs de hockey quelle fut la séquence la plus marquante des dernières séries éliminatoires, une très forte proportion vous répondra: «celle impliquant Steven Stamkos.»

Parce que oui. Le capitaine du Lightning a vraiment, lors du match numéro trois de la finale de la Coupe Stanley, été le principal artisan d’une présence que peu de gens oublieront.

Il faut d’abord se rappeler que ce soir-là, le numéro 91 revenait d’une très longue période d’inactivité: 210 jours, pour être exact. Il avait, fin février, subi une opération à un muscle abdominal. Puis, la pandémie de COVID-19 s’était déclenchée en Amérique du Nord quelques jours plus tard.

Et alors que la rééducation de «Stammer» allait bon train, il s’est de nouveau blessé dans la même région du corps peu de temps après l’ouverture des différents camps d’entraînement (en juillet).

Bref, le soir du 23 septembre dernier, lorsque Stamkos a sauté sur la glace du Rogers Place d’Edmonton pour y affronter les Stars, tout semblait jouer contre lui.

Sauf que le grand droitier, en joueur d’exception qu’il est, a fait mentir tous ceux qui s’étaient risqués à parier contre lui.

À 6 min 58 s du premier vingt, le prolifique marqueur a battu Esa Lindell de vitesse et a rapidement gagné le territoire des Stars. S’amenant seul devant Anton Khudobin, Samkos a alors décoché son premier lancer en plus de six mois (dans le cadre d’un match) et a vu la rondelle s’échouer dans le filet, se logeant dans la partie supérieure du côté du bouclier.

Un peu partout sur la planète, autant les experts que les amateurs étaient littéralement sans voix, médusés. Comment un joueur inactif depuis tout ce temps pouvait-il réaliser un jeu si difficile dans le cadre d’un match d’une telle envergure?

La réponse est encore détenue par Stamkos lui-même. Ce que l’on sait tous, maintenant, cependant, c’est que Tampa a finalement remporté ce match 5-2 et a soulevé la coupe Stanley quelques jours plus tard.

Mais revenons à ce match numéro trois, si marquant. Globalement, Stamkos aura finalement effectué cinq présences sur la glace. Il n’est pas revenu au jeu après avoir marqué.

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Encore plus impressionnant

Si l’exploit de Stamkos relaté plus haut vous a impressionné, tenez-vous bien, car d'importantes informations concernant cette belle histoire se sont rajoutées vendredi. De quoi rendre ce fameux but encore plus incroyable.

Dans le cadre d'une entrevue exclusive accordée au journaliste Erik Erlendsson, le capitaine du Lightning a révélé qu’il avait aggravé sa blessure à un muscle abdominal tout juste avant de faire secouer les cordages.

«En entrée de zone, Lindell a essayé de me barrer la route. J’ai alors effectué une manœuvre vers la droite pour l’éviter, mais j’ai senti que l’un de mes muscles abdominaux situés tout près de l’aine gauche s’était déchiré. J’ai, dès ce moment, compris que quelque chose de très bizarre était survenu.»

«À vrai dire, je savais que ma saison était terminée. Mais je savais aussi que j’avais la rondelle sur ma lame de bâton et que je me devais de continuer, du moins jusqu’à la fin de la séquence. Après, il y a un genre de blanc dans ma tête. Je me souviens juste du moment où Pat Maroon est venu me serrer dans ses bras.»

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Douleur psychologique inimaginable

Et il y a plus. Au-delà de l’étouffante douleur physique ressentie par Stamkos lors de la présence racontée plus haut, cette entrevue menée de main de maître par Erlendsson a également dévoilé que le numéro 91 avait, de surcroît, participé à la finale en dépit d’un drame inimaginable ayant touché sa famille.

Alors que le Lightning se frottait aux Bruins, au deuxième tour, Stamkos a reçu l’appel redouté par tous les futurs parents. Sa femme, en larmes, lui apprenait le décès de son futur bébé. Le fœtus venait tristement de rendre l’âme à 21 semaines de grossesse.

«Je suis rentré à la maison et nous avons fait face à cette épreuve incroyablement difficile», a spécifié Stamkos.

«C’était probablement la pire épreuve de toute ma vie. Je sentais que je devais affronter cette situation avec ma femme. Personne ne peut vraiment comprendre sans avoir vécu quelque chose de similaire.»

C’est donc un Steven Stamkos diminué autant physiquement que psychologiquement qui est revenu au jeu en grande finale.

(Très) petit baume sur des plaies probablement vives à jamais, l’attaquant canadien peut au moins dire que sa persévérance n’aura pas été vaine...