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Il y aura du ski: soulagement dans plusieurs régions

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Les amateurs de glisse de la Côte-Nord ont été heureux d’apprendre que les centres de ski pourront ouvrir leurs portes cet hiver. Chez les commerçants, l’annonce est aussi accueillie avec beaucoup d’enthousiasme, mais aussi avec un brin de soulagement.

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Les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour le propriétaire de Zone Vélo Ski, Daniel Arsenault: «On commençait à être stressé pour être honnête», a-t-il dit vendredi à TVA Nouvelles, en marge de la confirmation qu'il y aura une saison de ski cet hiver.

Il s’est demandé si les clients allaient être au rendez-vous pour acheter les équipements qu’il a commandés au début de l’année, avant la pandémie. Le feu vert accordé aux centres de ski par le gouvernement et la Santé publique le libère d’une lourde incertitude.

«C’est sûr qu’on est contents parce que quand on a fait les commandes de la saison l’an dernier, on ne savait pas qu’il allait y avoir une pandémie. C’est sûr que c’est de l’inventaire qu’il faut passer. Si aucune station de ski ne pouvait opérer cette année, ç’aurait été un gros point négatif. On n’aurait pu vendre aucune paire de skis pour piste damée.»

À Baie-Comeau, le gestionnaire du mont Ti-Basse anticipe un bon achalandage parce que la population a besoin de grand air.

«On envisage une saison intéressante pour l’occupation de nos installations extérieures», a dit Patrick Pelletier, directeur de la Corporation plein air Manicouagan.

Mais les mesures imposées par Québec sont nombreuses. L’utilisation limitée des chalets, la fermeture des services de restauration et les contraintes pour l’utilisation des télésièges ne devraient toutefois pas faire fuir les amateurs de glisse.

«Est-ce que les usagers vont être prêts à s’adapter aux nouvelles réalités? On croit que oui», a estimé Patrick Pelletier.

Et prédisant une hausse de la popularité des sports de glisse cet hiver, des commerçants s’attendent à une rareté de certains équipements quand la saison sera bien amorcée.

«C’est du jamais-vu dans le commerce de détail de dire: on ne se rend pas à Noël avec l’inventaire qu’on, a expliqué Daniel Arsenault. C’est sûr qu’il y aura une rareté. On n’est pas des vendeurs à pression. Mais cette année, on va quand même informer les clients que la rareté va être là.»

Au mont Ti-Basse, la saison pourrait débuter le 12 décembre. Quant à la station Gallix à Sept-Îles, il n’a pas été possible d’obtenir les réactions de la part de la direction vendredi.

Les stations de ski de l'Estrie soulagées  

Jean-François Desbiens

Les gestionnaires de stations de ski des Cantons de l'Est sont contents, les mordus des sports de glisse qui ont vu leur saison prendre fin abruptement en mars dernier aussi.

Il y aura une saison de ski, et tout le monde s'est réjoui de la nouvelle vendredi.

Les stations devront appliquer les mesures en vigueur dans la zone où elles se trouvent.

Les centres de ski de la région – Bromont, Owl's Head, Orford et Sutton – sont actuellement en palier d'alerte orange, ce qui voudrait dire que les chalets, les cafétérias et les boutiques de location d'équipements seront accessibles. On devra cependant respecter une capacité réduite afin d'assurer la distanciation.

À l'extérieur, dans les remontées mécaniques comme dans les files d'attente, les gens devront se recouvrir la bouche et le nez en portant le cache-cou ou une cagoule.

Les opérateurs de stations de ski promettent de s'adapter, car la gestion des mesures va demander des efforts et du personnel supplémentaire.

Les skieurs en provenance d'une zone rouge devront respecter les consignes de leur région, même s'ils se rendent dans un centre de ski situé dans une zone moins restrictive.

On leur demandera de passer directement de la voiture aux pentes, sans entrer à l'intérieur des aires de service.

Seules les personnes vivant sous le même toit pourront utiliser les télésièges et les télécabines en même temps.

Nos centres de ski qui sont situés à proximité des États-Unis comptent sur les snowbirds québécois pour combler l'absence des skieurs américains, cette année, en raison de la fermeture des frontières.

La COVID-19 n'empêchera pas le ski au Saguenay   

Molly Béland

La Santé publique a donné son feu vert pour la saison de ski 2020-2021. Il ne manque plus que la neige pour que les amateurs de ski pratiquent leur sport d'hiver, mais cette fois, en respectant les consignes sanitaires.

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, actuellement en zone orange, voici ce qu'il faut savoir.

«Tous les services seront accessibles, la cafétéria, l'école de glisse, le centre de location. À l'extérieur, les remontées mécaniques ne seront pas limitées dans leur capacité. Également, il y aura le couvre-visage ou le cache-cou obligatoire à l'extérieur et à l'intérieur», a expliqué le directeur marketing du centre de ski Le Valinouët, Stéphane Leblond.

Les adeptes qui proviendront des zones rouges devront toutefois appliquer les règlements de leur région.

«Les gens de zones rouges devront s'habiller dans leur véhicule, ne pourront pas manger à l'intérieur. On n'est pas des polices, mais on va essayer de sensibiliser les gens à suivre les consignes de leur zone», a-t-il précisé. La clientèle extérieure représente plus de la moitié des billets vendus dans les périodes achalandées comme le temps des Fêtes ou la semaine de relâche.

Au Valinouët, l'impact de la pandémie sera moins important grâce au nouveau chalet construit cet été. Avec ces deux bâtisses, le centre de ski pourra accueillir presque 80% de sa clientèle régulière.

Engouement monstre dans les boutiques de ski

Si la saison de ski vient tout juste d'être officialisée, c'était déjà la folie dans les boutiques d'équipement de sports d'hiver.

«Les gens ont peur de manquer de matériel pour cet hiver, de ne pas être capables de s'approvisionner pour leurs achats de ski», a fait savoir le propriétaire de la boutique VO2 à Saguenay, Dominic Piché.

Déjà 75% des nouveautés sont vendues, avant même d'arriver en boutique. Si la tendance se maintient, le matériel pourrait manquer dès janvier.

«Toutes nos commandes sont placées 8-10 mois à l'avance, donc au moment où on a commandé, on n'avait même pas entendu parler de la COVID-19. On n'a pas assez commandé pour le contexte», a-t-il déclaré.

Chez VO2, on enregistre une hausse des ventes de 70% comparativement à la même période l'an dernier.

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