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Trump bon, mais pas assez

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Donald Trump avait beaucoup à gagner lors du débat d’hier. Il devait en particulier convaincre les femmes des banlieues et les personnes âgées. Mission accomplie ? Non. Cependant, il a livré une bonne performance.

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On cherchait en vain chez lui un signe de maladie. Trump, un peu nerveusement, a affirmé qu’il allait très bien. Il a refusé de dire quand il a été déclaré positif à la COVID-19, se contentant de dire qu’il était constamment testé. L’animatrice est parvenue à lui faire condamner le suprématisme blanc et, surtout, elle lui a fait dire que même s’il pensait gagner, il ne voulait pas de passation non pacifique des pouvoirs.

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Trump a été plus faible sur certains sujets. Il a refusé de manière un peu agressive de condamner le groupe complotiste QAnon, sous prétexte qu’il ne le connaissait pas. Il n’a pas vraiment dit pourquoi il pouvait choisir une nouvelle juge à la Cour suprême, alors qu’il avait condamné Obama qui tentait de faire la même chose.

Ses meilleurs moments ont été quand il a expliqué que sa dette était très faible en rapport avec la valeur totale de ses avoirs. Il a aussi mal fait paraître les démocrates et Nancy Pelosi en affirmant être prêt à signer un quatrième stimulus fiscal maintenant, quitte à en signer un autre plus tard.

Exit obamacare

Son pire moment a probablement été sur l’Obamacare. Il a eu du mal à expliquer pourquoi il allait en cour pour détruire l’Obamacare alors que jusqu’à présent, il n’avait rien fait pour le remplacer. Ceci n’a certainement pas rassuré l’électorat plus âgé.

La finale du débat a été particulièrement favorable à Trump, qui s’est lancé dans un credo pro déréglementation et pro baisse d’impôts. Souvent, son argumentation se résumait à : « votez pour moi et je ferai des choses extraordinaires dans les années qui viennent. » Bref, une belle performance pour ceux qui veulent encore le croire, mais rien pour faire changer d’avis ceux qui estiment qu’il ment comme il respire.