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Dans la cour des grands

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Photos d’archives, Stevens Leblanc et Simon Clark C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.

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Paul St-Pierre Plamondon a fait du chemin depuis sa première course à la direction du Parti québécois en 2016. Après les efforts qu’il a consentis, malgré les revers, on peut dire qu’il n’a pas volé sa place dans la cour des grands.

Même s’il n’avait récolté que six pour cent d’appuis, St-Pierre Plamondon avait été ovationné lors du congrès des membres à Lévis en octobre 2016.

« Il faut vaincre la peur lorsqu’on fait les choses pour les bonnes raisons », avait-il lancé, après avoir fait bonne impression, notamment en raison de sa spontanéité et des nouvelles idées qu’il avait apportées. 

Il n’avait aucune chance, notamment contre Jean-François Lisée qui l’avait finalement emporté, mais, conscient qu’il avait bien tiré son épingle du jeu, il avait déclaré : « C’est pour moi plus un point de départ qu’un fil d’arrivée. »

Par la suite, le parcours de la joyeuse recrue s’est gâché.

Lisée l’a nommé conseiller et lui a confié la tâche de mener une tournée de consultation sur le parti. Mais le portrait sans complaisance qu’il a dressé dans son rapport Oser repenser le PQ a toutefois été mal reçu par l’establishment du parti qu’il décrivait comme « figé, conservateur et vieillissant ».

Quelques mois plus tard, St-Pierre Plamondon a été largué.

Dans les premières pages du livre Rebâtir le camp du Oui, qu’il vient de publier, le jeune avocat raconte que le parti l’avait cavalièrement désinscrit du congrès où ses recommandations seraient pourtant débattues. Il était devenu un paria. C’est par les médias qu’il a appris que le parti avait mis fin à son contrat et il s’est retrouvé sans emploi.

L’échec de Prévost

Résilient, il a malgré tout repris le bâton du pèlerin et a présenté sa candidature sous la bannière péquiste à l’élection de 2018, dans la circonscription de Prévost, dans les Laurentides.

Au moment de sa décision, les chances semblaient bonnes, mais la CAQ lui a complètement dégonflé les pneus en annonçant que la vedette Marguerite Blais serait son adversaire.

Du coup, l’espoir de victoire s’est évaporé. L’ex-animatrice télé lui donne une raclée, récoltant le double des voix.

Il avoue dans son livre avoir eu du mal à se retenir de pleurer lorsqu’il s’est présenté devant les quelques militants réunis ce soir-là, tellement il était « déçu, et même un peu honteux » du résultat.

Encore une fois, lui qui avait pris la peine de s’installer dans le comté, se retrouvait devant rien, tout en devant décrocher ses pancartes électorales les soirs avec sa conjointe. Un tableau aux allures de Bonheur d’occasion...

Replonger

Dans ces circonstances, il est assez étonnant qu’après s’être trouvé un bon emploi dans un cabinet d’avocat en Outaouais, St-Pierre Plamondon ait choisi de se lancer dans le vide à nouveau, alors que sa conjointe était enceinte de son deuxième enfant par surcroît ! Mais cette fois a été la bonne. Même s’il faisait à peine osciller l’aiguille des appuis lors des premiers sondages.

La course étant serrée, les derniers milles ont été éreintants. Son discours de victoire décousu et saccadé en semblait la preuve.

Lors d’une entrevue accordée jeudi dans un petit bureau presque vide, au fond du dernier étage du parlement qu’occupe le PQ, il ne met pas de temps à répondre lorsqu’on lui demande comment il pourra asseoir son autorité, dans un groupe parlementaire bien plus expérimenté que lui. Alors qu’il y a un risque réel qu’il soit perçu comme un apprenti chef en culotte courte, il rétorque : « J’ai démontré que je suis travaillant et que j’ai le couteau entre les dents [...] C’est contagieux dans une organisation. »

En le regardant, les traits tirés après une longue course remportée surtout à force de dur labeur, difficile de ne pas le croire !

Sa résilience lui a valu de se retrouver sur la même patinoire que François Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.

Bien sûr, le parti est moribond, et la CAQ domine outrageusement dans les sondages. Mais ses adversaires devraient éviter de le sous-estimer...   

Les bulletins  

Guy Nantel 

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Photo courtoisie, La Presse canadienne

L’annonce de la candidature de l’humoriste avait été perçue comme un tournant dans la course à la direction du PQ. Il disait qu'avec sa notoriété, il était le seul à pouvoir convaincre les Québécois de renouer avec l’idée de la souveraineté, mais sa campagne est demeurée dans la marge. 

François Legault, CAQ 

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Capture d'écran TVA Nouvelles

Nous avons aimé que le premier ministre profite d’une question posée par un journaliste de Radio X, en point de presse, pour passer un message clair en faveur du respect des consignes sanitaires. Même si bien des électeurs de la CAQ de 2018 font partie de l’auditoire de la station de Québec, il n’a pas mis de gants blancs. « Je ne vous cacherai pas que j’ai de la misère avec vous, M. Radio X. » 

Marwah Rizqy, PLQ 

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Photo Stevens LeBlanc

Non seulement la députée de Saint-Laurent a prêté main-forte à une école victime de la pénurie de main-d’œuvre, en acceptant d’aller faire de la suppléance en classe, elle a aussi rendu un bel hommage à la collègue péquiste Véronique Hivon sur Twitter. Bravo ! 

Caroline Proulx, CAQ 

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Photo Agence QMI, Joël Lemay

On craignait qu’il n’y ait pas de ski en zone rouge. Les autorités de la Santé publique ont renvoyé quelques fois les centres de ski refaire leurs devoirs avant d’accepter leur plan de pratique dans le respect des mesures sanitaires, et la ministre du Tourisme a donné un coup de pouce dans les échanges. Une victoire pour elle. 

En vrac  

MC Pascal !

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Photo Simon Clark

Lorsque questionné par Global sur l’acronyme du nouveau chef PSPP en anglais, Pascal Bérubé s’est amusé à le chantonner sur l’air du tube rap de Naughty by nature, OPP. Un succès d’estime sur les réseaux sociaux... 

Confidence de policier

C’est parce qu’il s’est relevé, même après de cuisants échecs, que Paul St-Pierre Plamondon se retrouve sur la même patinoire que François 
Legault, Dominique Anglade et Manon Massé.
Photo Agence QMI, Joël Lemay

« Des couples dans la police, vous seriez surpris combien il y en a, c’est régulier. »

- Le DG suspendu de la SQ, Martin Prud’homme, en entrevue à Mario Dumont, à LCN