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La pêche comme invitation au voyage

WE 1017 Cyril Chauquet
Photo courtoisie Christian piche

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Belle continuité de son émission à succès Mordu de la pêche présentée à Évasion, le grand voyageur Cyril Chauquet raconte ses histoires de pêche dans son récent «livre d’aventures ». Globe-trotter curieux, il y assure que la pêche, c’est d’abord un moyen d’appréhender le monde et de découvrir notre planète.  

Cyril Chauquet a tout appris par lui-même. C’est sa passion pour l’eau et les bêtes qui y habitent qui l’a mené à faire le tour du monde pour en découvrir peuples reculés et contrées lointaines. 

« C’est ce côté qui m’a toujours fait vibrer, explique celui qui, il y a quelques jours à peine, affirme s’être fait attaquer par un grizzli dans un ruisseau de la Colombie-Britannique à la frontière de l’Alaska. La pêche oui, mais la pêche d’aventure – dans les endroits les plus perdus de la planète pour aller chercher des poissons uniques –, c’est ce qui me plaît vraiment. » 

Élevé en France et arrivé au Canada en 2003, le globe-trotteur est impliqué depuis toujours dans le monde de la pêche sportive. Son émission Mordu de la pêche, tournée simultanément en français et en anglais (pour Discovery Channel au Royaume-Uni), et produite au Québec, est aujourd’hui exportée dans plus de 150 pays à travers le monde. 

« C’est une émission très aventurière, dit-il. On dort dans la jungle dans des hamacs, on vit chez les Indiens d’Amazonie, on mange des insectes, on va pêcher des poissons gigantesques de 200-300 livres, on traverse des rivières infestées de piranhas et on en mange, on se fait électrocuter par des anguilles électriques, on se fait piquer par des raies, on se fait attaquer par des éléphants en Afrique et par des hippopotames... » 

Au monde de la pêche qui se voulait classique, traditionnel et très niché, il apporte les notions de voyage et d’aventure complètement différentes et 100 % fidèles à ce qui le fait vibrer. 

« La prémisse était : je pars à la découverte du monde, des gens, des cultures et des pays, avec mon sac à dos et ma canne à pêche. On voulait des contrées lointaines, des rencontres avec des gens qui étaient passionnés et impliqués dans la conservation des espèces et des endroits splendides de la planète ; parce que ces derniers poissons sont malheureusement de plus en plus confinés dans des endroits inaccessibles de la planète, tout le reste ayant été pollué, détruit, surpêché. » 

WE 1017 Cyril Chauquet
Photo courtoisie

L’aventure en mots et en photos

À l’instar de l’émission télévisée, le livre Mordu de la pêche s’applique à démontrer que la pêche est un merveilleux prétexte aux voyages, aux rencontres humaines et aux questionnements, notamment en ce qui a trait à la pollution, aux océans et à la planète. 

« Il y a plein de choses qui me tenaient à coeur qu’on ne pouvait pas montrer dans les émissions et que je voulais partager avec le public. » 

Pour l’aventurier, il était primordial d’y présenter son équipe – formée de gens aussi passionnés que lui, le suivant dans ses péripéties – à travers photos, anecdotes et histoires vécues en tournage. « Eux aussi sont passés à côté de la mort plus d’une fois », lance celui qui intitule un chapitre du livre « La fois où... j’ai vraiment eu peur de mourir ». 

En photos et en mots, on plonge dans les coulisses de l’émission, le côté environnemental (la surpêche dans les océans, l’aquaculture), les trucs et techniques de pêche détaillées, des recettes de cuisine traditionnelles (comment se cuisine le poisson par différents peuples des Premières Nations), des aventures et des mésaventures de voyage extraordinaires. 

« Tous les gens me voient comme le gars hyper aventurier invincible, mais j’ai des peurs comme tout le monde, ajoute celui qui voue un chapitre à ses peurs. J’ai peur des araignées, je n’aime pas ces bestioles-là ! (rires) 

Je n’ai aucun problème à faire de la plongée avec des requins ou dans des bancs de piranhas, à attraper des anacondas par la queue, mais j’ai peur des araignées... » 

Des histoires, le voyageur en a tellement plein la tête qu’il a bien pris soin d’en mettre de côté pour un éventuel deuxième tome.