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Le courte piste cherche des solutions

Il est impossible en ce moment pour les patineurs de s’entraîner à l’aréna Maurice-Richard

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Photo Agence QMI, Philippe-Olivier Contant Depuis deux semaines, les patineurs et patineuses de vitesse de l’équipe nationale courte piste ne peuvent plus toucher la glace de l’aréna Maurice-Richard.

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La pause forcée jusqu’au 28 octobre affecte tous les sports et on pense d’abord aux jeunes athlètes amateurs, mais il ne faudrait pas oublier les sportifs d’élite comme les patineurs et patineuses de vitesse de l’équipe nationale courte piste qui sont tous basés à Montréal.

Depuis deux semaines, ils ne peuvent plus fouler la glace de l’aréna Maurice-Richard et ça complique les choses.

Et tout ça survient dans la foulée d’annulation de diverses étapes de la Coupe du monde, dont celles prévues à Montréal et Laval le mois prochain.

« On a fait preuve d’imagination et de créativité dans les semaines qui viennent de passer pour compenser les compétitions qui ont été annulées », a admis Sébastien Cros qui dirige l’équipe féminine.

« On essaie de recréer l’esprit de la compétition. On est toujours en train d’essayer d’ajuster le plan, et boum, il y a un événement, que ce soit une annulation ou une fermeture d’aréna », déplore-t-il.

La situation entraîne une certaine démotivation chez les athlètes et on cherche des solutions. L’une d’elles serait de tenir un camp d’entraînement ailleurs au pays, dans une province où il est encore possible d’aller à l’aréna dans un contexte d’entraînement compétitif.

« On privilégie le Canada pour ne pas avoir à faire de quarantaine au retour. On cherche une glace olympique au Canada et on a quelques options », explique Sébastien Cros.

Et pour certains athlètes, il y a un enjeu de motivation assez important quand il n’y a pas de perspective de compétition dans un horizon rapproché. Outre les épreuves de Montréal et Laval, on a déjà annulé celles de Séoul et Pékin, prévues en décembre.

« Il y en a qui ont du plaisir à s’entraîner et d’autres pour qui c’est difficile de le faire sans perspective des compétitions. »

« Mine de rien, notre dernière compétition était à la fin février. Il y a aussi toute l’incertitude qui joue sur l’aspect mental parce que les choses changent souvent. » 

Déception

Une partie de la déception vient du fait qu’on aurait voulu permettre aux patineurs et patineuses de créer une bulle d’entraînement en restant à l’aréna Maurice-Richard.

« C’est complexe parce qu’on est une équipe nationale qui s’entraîne dans un aréna municipal, commente l’entraîneur.

Même si les mesures sanitaires sont plus que respectées, il n’a pas été possible de mettre le plan à exécution.

« C’est dommage parce qu’on a un protocole très strict. Les athlètes portent le masque, même sur la glace. »

« On est déçu parce qu’on a fait de gros efforts de notre bord, mais on est conscients que ça concerne tout le monde, poursuit toujours Cros.

Retard

La situation entraîne un retard dans la préparation qui est difficile à gérer quand on sait que l’on est dans une année préolympique puisque les Jeux d’hiver de Pékin auront lieu en février 2022.

« Il reste un peu plus d’un an avant les prochains jeux. L’année qui vient de commencer, on doit la passer à répéter ce qu’on va faire l’année prochaine. »

« On doit faire des enchaînements et des répétitions. Sans compétitions internationales, ça ne nous aide pas. »

Et à cet égard, certains pays ont un avantage géographique sur le Canada qui leur permet d’avoir une meilleure préparation.

« Les autres pays ont sûrement des compétitions en interne et on espère en avoir dans les prochaines semaines, ajoute Cros.

« En Europe, ils sont privilégiés parce que les conditions sont pareilles un peu partout, alors des pays se regroupent. Ils font des camps d’entraînement communs. »