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Près de la moitié des productions laitières pourraient disparaître d’ici 2030

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Près de la moitié des productions laitières canadiennes pourraient disparaître d’ici 2030, a révélé une récente étude menée par l’Université Dalhousie et l’Université de Guelph.

D’après le Halifax Today, l’étude a démontré que plusieurs changements dans les habitudes alimentaires des Canadiens pourraient être à l’origine de cette disparition.

Ainsi, alors que les jeunes se sentent concernés par le bien-être animal et les conséquences sur l’environnement, l’industrie a développé des alternatives aux produits laitiers qui deviennent de plus en plus populaires, jusqu’aux choix proposés dans les grandes chaînes de cafés.

Et pour Sylvain Charlebois, directeur du laboratoire d’analyse agroalimentaire de l’Université Dalhousie et coauteur du rapport, les compensations annoncées par le gouvernement fédéral ne seraient pas profitables aux agriculteurs à long terme.

Le rapport appelle donc à la mise en place d’un nouveau système de gestion des approvisionnements.

«La première étape consisterait à inciter certains agriculteurs à quitter complètement l’industrie. Il y a des agriculteurs qui n’investissent pas vraiment et qui ne veulent pas nécessairement être compétitifs», a expliqué Sylvain Charlebois au Halifax Today.

Les autres étapes proposées par le plan incluent des changements à la Commission canadienne du lait, l’élimination des barrières provinciales pour le commerce des produits laitiers, la création d’un fonds d’innovation pour le secteur, ainsi que le lancement d’un plan sur 20 ans pour créer une marque canadienne et élaborer une stratégie d’exportation.