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Une période de créativité pour Joseph Edgar

Joseph Edgar
Photo Marc-Olivier Horth Beaulieu L'auteur, compositeur et interprète acadien Joseph Edgar.

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Joseph Edgar ne devait pas lancer de nouvelle musique en 2020 et 2021. La pandémie, le confinement et deux projets mis sur pause ont mené à une période de créativité totalement inattendue.

L’auteur, compositeur et interprète acadien vient de lancer un EP de cinq chansons intitulé Peut-être un rêve.

Plongé dans une espèce de néant, en confinement, Joseph Edgar avoue qu’il avait même rangé sa guitare.

Le musicien devait mettre fin à la tournée de son album 2004-2019 Point picot et plonger dans un opéra post-classique où il devait tenir le rôle de Jack Kerouac. Deux projets qui se sont retrouvés sur la glace.

«J’ai perdu le goût de jouer de la guitare, lorsque j’ai réalisé qu’on s’embarquait dans quelque chose qui allait être long. Je me suis un peu promené dans le néant durant trois ou quatre mois», a-t-il admis, lors d’un entretien.

Le 22 juillet, Joseph Edgar se préparait à aller jouer au tennis avec sa blonde. Ils devaient se rencontrer sur le terrain.

«Quinze minutes avant de partir, j’ai aperçu ma guitare et je l’ai prise. Une heure plus tard, ma blonde est arrivée pour me dire que je ne m’étais pas présenté. Je lui ai répondu que je venais d’écrire une nouvelle chanson», a-t-il relaté.

Le coup d’envoi

Il a enregistré cette pièce sur son iPhone et l’a envoyée à son ami musicien Jocelyn Gagné, qui lui a fait parvenir, le lendemain, une version de Peut-être un rêve avec de la basse, de la guitare et de la batterie.

«Il m’a demandé de lui en envoyer une autre. Ce fut le coup d’envoi de cet EP. Deux semaines plus tard, j’avais cinq chansons», a-t-il fait savoir.

Joseph Edgar s’est retrouvé plongé dans une période d’écriture foisonnante.

«Les doigts se promenaient tout seuls sur la guitare et le stylo allait tout seul pour les paroles. J’ai répondu à l’appel des chansons et je me suis laissé guider. Ce projet m’a permis de casser cette léthargie et de sauver ma santé mentale», a-t-il expliqué. 

Sur Peut-être un rêve, Joseph Edgar touche à diverses couleurs musicales. Il y a de la pop-rock, du folk, un soupçon de psychédélisme et du country.

«J’ai grandi dans une famille où ma mère écoutait du classique et du Nana Mouskouri et mon père du country et du rock. Ça reflète très bien mon background musical. Je suis du genre à mettre, dans une même soirée, un disque de Sonic Youth, suivi de Jean-Pierre Ferland et de Dean Martin», a-t-il indiqué en partant à rire.