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Londres dit vouloir un accord et renvoie la balle à Bruxelles

Londres dit vouloir un accord et renvoie la balle à Bruxelles
AFP

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Le gouvernement britannique a déclaré, dimanche, toujours vouloir conclure un accord commercial post-Brexit avec l'Union européenne (UE), malgré des négociations dans l'impasse, tout en estimant que la balle était «dans le camp» des Européens. 

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«J'espère toujours que nous aurons un accord», a déclaré le ministre d'État Michael Gove sur la chaîne Sky News.

«Je veux un accord, j'ai très envie d'y parvenir, mais pour cela, il faut que les deux parties fassent des compromis. Ce n'est pas ce que l'UE fait en ce moment», a-t-il ajouté, estimant que les Européens ne semblaient pas «sérieux» dans leur volonté d'aboutir.

Déjà poussives, les négociations commerciales se sont envenimées, jeudi, quand les 27 réunis en conseil ont exigé des concessions de Londres, tout en disant vouloir poursuivre les pourparlers pour arriver à un accord de libre-échange avant l'année prochaine, quand les règles européennes cesseront de s'appliquer.

Mais Londres a refusé net, conditionnant la poursuite des discussions à «un changement fondamental d'approche» de la part des Européens. Un porte-parole du premier ministre Boris Johnson avait souligné que, pour les Britanniques, les négociations commerciales étaient «finies».

Le négociateur en chef européen Michel Barnier et son homologue britannique, David Frost, doivent s'entretenir, lundi, au sujet du «format» des pourparlers, selon la Commission européenne.

«La balle est dans son camp», a insisté Michael Gove à propos du négociateur européen. Sur la BBC, il a répété que la porte des négociations restait «entrouverte», si l'UE modifiait effectivement «sa position».

Il rencontrera lui-même lundi, à Londres, le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, au sujet de la mise en œuvre du traité de divorce ayant encadré la sortie du Royaume-Uni de l'UE le 31 janvier dernier.

À défaut d'accord commercial permettant au Royaume-Uni de retrouver sa pleine souveraineté, a souligné M. Gove, son pays n'hésiterait pas à opter pour un «no deal» au 1er janvier, potentiellement dévastateur pour des économies déjà fragilisées par la pandémie, avec le rétablissement de quotas et droits de douane entre les 27 et Londres.

Les discussions butent toujours sur trois sujets: l'accès pour les Européens aux poissonneuses eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord.

Quelle que soit l'issue des négociations, accord ou «no deal», l'exécutif britannique va exhorter, cette semaine, les entreprises à accélérer leurs préparatifs pour faire face aux nouvelles règles douanières qui seront d'application dès janvier.

Il prévoit de lancer, dans les prochains jours, une campagne d'information sous le slogan «Le temps presse». Mardi, le premier ministre Boris Johnson et Michael Gove s'entretiendront avec des représentants d'organisations professionnelles et d'entreprises.

«À la fin de cette année, nous quitterons la marque unique européenne et l'union douanière, et cela signifie qu'il y aura à la fois de nouveaux défis et de nouvelles opportunités pour les entreprises», a déclaré M. Gove dans un communiqué. «Des changements interviendront dans tout juste 75 jours et le temps presse pour que les entreprises agissent».

Dans un communiqué, l'organisation patronale européenne, BusinessEurope, en a appelé à la responsabilité des négociateurs pour «trouver un accord», «la seule manière d'éviter l'incertitude et une perturbation majeure».