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Malgré le froid, 300 personnes toujours au campement Notre-Dame

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Même si les températures commencent à se refroidir, près de 300 personnes sans logis se trouvent toujours au campement Notre-Dame, dans l’est de Montréal.

Les conditions commencent à être plus difficiles en raison des températures froides, mais également parce que plusieurs ont attrapé le virus de la grippe. 

Deux refuges qui pouvaient accueillir 75 personnes ont fermé leurs portes récemment; il n’en reste plus qu’un. 

Nombre des personnes itinérantes rencontrées sur place disent qu’ils ne souhaitent pas passer l’hiver dans les tentes. Certaines sont équipées de génératrice, permettant d’avoir une alimentation électrique, et donc, des chauffages d’appoint. 

Un bon Samaritain rencontré sur place a expliqué qu’il soutenait le groupe, et dénonçait l’inaction des autorités dans ce dossier. 

«J’amène un peu d’argent pour qu’ils mettent du gaz dans la génératrice. Je trouve qu’ils restent propres. Je m’en fais pour eux autres et je me demande ce qui va se passer. Je trouve que ça ne bouge pas vite, pourquoi ils restent ici? L’hiver approche», se désole le citoyen.  

Un homme plus âgé installé au camping Notre-Dame a expliqué qu’il quitterait bientôt l’endroit pour rejoindre la Gaspésie. 

«J’ai toujours travaillé fait que j’ai des bonnes pensions. C’est comme ça que je vais payer. J’amène trois personnes avec moi, trois itinérants, à ma maison de thérapie, en Gaspésie. [Je ne passerai pas l’hiver ici.] Jamais. Il n’y a personne qui va passer l’hiver ici. Je ne penserai pas. Je ne suis pas fou de même», a-t-il souligné.  

Accueil houleux  

Certains campeurs ne semblent toutefois pas apprécier la visite des journalistes. 

Quelques-uns d’entre eux ont tenté d’interrompre un reportage en direct de l’équipe de TVA Nouvelles. Ils ont caché la vue de la caméra tout en laissant savoir à la journaliste qu’elle n’était pas la bienvenue.

Réponse de la Ville de Montréal 

«Pour soutenir les personnes en situation d'itinérance, au plus fort de la pandémie et du confinement, Montréal, le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que les partenaires communautaires, ont déployé des mesures exceptionnelles pour compenser la fermeture et la réduction de certains services communautaires et l'impact des consignes sanitaires dans les refuges. Des hébergements temporaires ont ainsi été mis sur pied dans des arénas et des centres, lesquels reprennent graduellement leurs activités régulières. Actuellement, trois sites d'hébergement d'urgence sont donc offerts à la population itinérante pour pallier la fermeture des centres et arénas, dont un à l'ancien hôpital Royal-Victoria, un deuxième dans l'ancien YMCA du quartier Hochelaga-Maisonneuve et un troisième pour les autochtones, au Complexe Guy-Favreau. À ce nombre s'ajouteront des lits supplémentaires dans le cadre du déploiement des mesures hivernales, afin de ne laisser personne dormir dans la rue, au retour des grands froids. On parle de 400 lits (soit le double en comparaison à l’année dernière), 5 haltes et 3 navettes de transport. La Ville a également adapté et bonifié son plan de mesures hivernales en fonction du contexte de pandémie et le dévoilera très prochainement. Pour le campement de la rue Notre-Dame, notre équipe de la ville-centre poursuit son travail avec le CIUSSS de l'Est-de-l’île-de-Montréal et les organismes communautaires pour accompagner les personnes du campement vers des ressources appropriées. Tous travaillent également à l'ouverture de sites d’hébergement d’urgence dans le cadre de la mise en place des mesures hivernales visant la population itinérante», a fait savoir la Ville de Montréal par courriel.