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Tendre vers la meilleure version de soi

Benoit Chalifoux
Photo courtoisie Benoit Chalifoux

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L’auteur et conférencier Benoit Chalifoux a profité de la première vague de la pandémie pour écrire son livre sur l’importance des relations interpersonnelles. Trop souvent négligées, elles sont pourtant au centre de nos vies. Que ce soit en couple, entre amis ou dans un cadre professionnel, apprendre à développer ses habiletés relationnelles est un gage de succès.  

Spécialiste des habiletés relationnelles et conférencier dans le domaine des affaires, Benoit Chalifoux nous fait prendre conscience, à travers son livre, de l’importance d’établir de bonnes relations interpersonnelles. À l’ère de la COVID-19, où nos échanges se font souvent à travers un écran et qui, de surcroît, sont plus brefs et moins fréquents qu’auparavant, il est d’autant plus important d’entretenir de bons rapports et de développer ses habiletés relationnelles qui reposent sur l’intelligence émotionnelle, tandis que les humains travaillent sans se voir ou se côtoyer. 

<strong><em>Être à son meilleur</em></strong><br>Benoit Chalifoux<br>Éditions Édito<br>268 pages
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Être à son meilleur
Benoit Chalifoux
Éditions Édito
268 pages

Parmi les clés qu’il évoque, on retrouve la bienveillance et l’empathie. 

« Ce que j’ai pu observer au cours de ce confinement me confirme que l’être humain est à son meilleur lorsqu’il est en interaction avec les autres et qu’il pose des gestes de solidarité », souligne l’auteur qui estime que l’on peut choisir d’apprendre de cette épreuve pour grandir. Ce virus, qui bouleverse la planète, nous a ramenés à l’une de nos grandes aspirations, c’est-à-dire la paix. Pensons, au début de la crise, où des gestes empathiques ont été remarqués en Italie, destinés au personnel de la santé, organisés de manière spontanée. « Des recherches ont démontré que l’empathie peut soulager la douleur », signale Benoit Chalifoux qui s’appuie sur les dernières recherches scientifiques en intelligence émotionnelle.

Selon lui, la communication bienveillante commence par l’écoute de l’autre. « Ce n’est pas toujours facile d’écouter sans intervenir tout en faisant preuve d’empathie », fait remarquer l’auteur.

La générosité

Si l’auteur est passé maître dans les relations interpersonnelles, deux valeurs ressortent du lot. L’écoute et la générosité. Cette dernière est si importante qu’il la qualifie d’hormone du bonheur. « Qu’est-ce qui explique que certains obtiennent du succès facilement, tandis que d’autres, malgré leur travail acharné, n’y arrivent pas ? », questionne l’auteur. La réponse se trouve, selon lui, en partie à travers des petits gestes d’altruisme et de générosité. « Mais pour que ces gestes aient un réel effet, le don de soi doit être authentique et effectué dans le simple but d’aider l’autre », prévient-il.

« Lorsque l’on pose un geste de générosité envers quelqu’un, on produit de l’ocytocine, c’est l’hormone du bonheur », précise Benoit Chalifoux. « Plus on est généreux, plus on a envie d’être généreux. » Une étude à ce sujet réalisée par l’Université de Californie à Los Angeles stipule que l’ocytocine augmente le niveau de confiance envers les autres et réduit le sentiment de peur, facilitant ainsi l’empathie et l’attachement social. 

La maîtrise de soi

Autre facteur clé à retenir, la maîtrise de soi, sans doute la plus difficile à atteindre. Pour cela, il faut beaucoup d’autodiscipline et d’automotivation. Mais c’est la seule façon de repousser ses propres limites. « L’autodiscipline n’est pas une aptitude innée, mais plutôt le résultat des habitudes quotidiennes que l’on développe avec le temps », conclut-il.


Pour plus d’info, on visite : benoitchalifoux.com 

  • Benoit Chalifoux est conférencier dans le secteur des affaires au Canada, en Afrique et en Europe dans les domaines des soft skills.
  • Le spécialiste des habiletés relationnelles et du management interculturel, adjoint au vice-doyen à l’international et chargé de cours à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal a développé plus de 80 accords de partenariat avec les universités les plus prestigieuses dans le monde.
  • Il a également coécrit le livre Saisir sa chance.