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Coupe Stanley du Lightning: une conquête motivante pour le directeur du développement Jean-Philippe Côté

JP Côté
Photo courtoisie Jean-Philippe Côté en compagnie de l’entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper, à l’été 2018, soit un an avant que le Québécois soit nommé à la direction du département de développement de l’organisation.

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À travers un déménagement et la naissance de son deuxième enfant, Jean-Philippe Côté a pris le temps de savourer la conquête de la coupe Stanley par le Lightning de Tampa Bay qui s’est déroulée à plus de 3800 km de chez lui. Les courtes festivités derrière lui, Côté a déjà mis la main à la pâte pour aider son équipe à rester parmi l’élite. 

Aux côtés de sa conjointe, de leur petite fille Léa-Rose, d’à peine quelques jours, et de leur garçon de 5 ans dans leur nouvelle maison de Saint-Augustin, le directeur du développement du Lightning a célébré sobrement le deuxième titre de la concession qui l’avait embauché à l’été 2019.  

«C’était environ une semaine après l’accouchement. Puis, on est tombé dans [la zone] rouge, alors on était notre petit cocon familial ensemble et c’était bien correct comme ça. On s’est débouché un petit champagne quand on a gagné. C’est de même qu’il fallait le vivre. J’ai eu des discussions avec mon père [Alain Côté, ancien joueur des Nordiques] et mes oncles qui m’ont vu évoluer dans le hockey. Pour eux, c’était spécial aussi. 

«C’était très touchant quand j’ai vu les gars gagner. C’est un gros trophée et c’était un gros moment, je le réalise quand même un peu, mais mon but est de participer le plus possible à une autre conquête», a souligné Côté lors d’une entrevue téléphonique avec Le Journal, lui qui multiplie les réunions avec les nouveaux espoirs de l’organisation à la suite du repêchage tenu récemment.

Proche des dirigeants 

L’ancien défenseur a échangé quelques textos avec l’entraîneur Jon Cooper à la suite de la victoire en six matchs contre les Stars. Tout au long du parcours éliminatoire du club floridien, Côté a été impliqué activement dans les décisions de l’état-major mené par le Québécois Julien BriseBois.  

«Tout le monde a un petit pourcentage à jouer là-dedans. J’ai voyagé avec notre recruteur Michel Boucher pour aller voir un match à Chicoutimi. Il était vraiment touché, car il a son empreinte directement dans l’équipe», a noté Côté, qui a été auparavant recruteur pendant un an avec les Sharks de San Jose.

D’ailleurs, malgré la pandémie qui a amené Côté à modifier légèrement sa façon de travailler en étant constamment à distance, sauf dans le cas des joueurs du Lightning résidant au Québec, il a poursuivi son apprentissage comme homme de hockey. Et cette coupe Stanley n’a fait qu’accentuer sa motivation et sa détermination à œuvrer auprès de l’élite.

«Je suis de plus en plus confiant dans différents domaines où je pouvais être plus néophyte il y a un an. J’ai absorbé les enseignements de nos entraîneurs en habiletés et j’ajoute tout ça à mon arc. Ce que je veux faire dans 10-12 ans, c’est ce que je fais, mais en étant encore meilleur. Aider les jeunes à se développer, c’est super motivant, et avoir un titre, ça amène un peu de sécurité aussi», a raconté le natif de Charlesbourg.

Encore favoris

Même si la date du début de la prochaine saison n’est pas déterminée, une certitude se dégage déjà : le Lightning aura les éléments pour répéter son sacre alors que l’alignement sera sensiblement le même. 

BriseBois devra toutefois faire des choix déchirants afin de respecter la masse salariale pour la saison 2020-2021. Les jeunes Anthony Cirelli, Mikhaïl Sergachev et Erik Cernak sont joueurs autonomes avec compensation. 

«La fenêtre est encore d’un minimum de deux ans. Personne ne veut nous faire de cadeau non plus et on va voir comment on va s’en sortir avec la masse salariale, mais on a gagné sans le meilleur de l’histoire de la franchise [Steven Stamkos], alors s’il est présent, c’est un plus. Ce ne sera pas la même équipe à 100 %, mais on sera encore parmi les favoris assurément.» 

Quelques heures avec la coupe?     

La journée avec la coupe Stanley dans les semaines suivant la conquête est un moment attendu par les membres de l’équipe championne. Or, avec la pandémie, la poursuite de la tradition n’est pas garantie, mais Jean-Philippe Côté espère tout de même toucher au précieux trophée.

«Si elle vient de ce côté-ci de la frontière, j’imagine que je pourrai la toucher, mais je ne pose pas trop de questions non plus, a lancé en riant le directeur du développement du Lightning.»

«Yanni [Gourde] ne le savait pas quand je lui ai parlé. Je pense qu’elle va rester en Floride un bon deux mois, et après, elle va voyager. Selon ce qu’on pourra faire à ce moment, je vais partager ça avec mon monde proche.»

Côté vit néanmoins bien avec la possibilité qu’il passe exceptionnellement son tour en raison de la crise sanitaire. 

«Si c’est serré, je vais m’assurer personnellement de passer en troisième! Yanni, on a vu ce qu’il a fait, et Michel a apporté beaucoup à l’organisation.» 

Joueurs en attente

Sans date de lancement de campagne dans la Ligue américaine qui est tributaire de la LNH, Côté doit s’assurer que les espoirs du Lightning et ceux évoluant à Syracuse gardent le moral. Et après sept mois, cette tâche est parfois compliquée. 

«Il y a des joueurs qui ont de bonnes attitudes et qui essaient de profiter de ces moments. Ils ne contrôlent rien, et pour eux, c’est dur. Tu vois l’attitude chez certains joueurs, certains sont tannés, avec raison, mais ils doivent être résilients», a exposé l’ancien du Canadien.

Ce dernier attend d’ailleurs les directives quant au prochain camp d’entraînement du Lightning. Il espère être invité à Tampa, à moins que le personnel hockey soit réduit en nombre. «J’ai hâte d’être dans un environnement d’équipe!». On peut le comprendre.