/sports/opinion/columnists
Navigation

De quoi célébrer

SOCCER-USA/
Photo USA Today Sports James Pantemis

Coup d'oeil sur cet article

L’Impact est toujours dans le peloton en vue des séries éliminatoires, c’est la meilleure nouvelle que la victoire de samedi a pu nous donner.

Les trois points arrachés ont non seulement permis aux hommes de Thierry Henry de grimper au classement, mais ils ont aussi enfoncer l’Inter Miami dans l’Est de la MLS. Avec seulement quatre matchs à jouer, ce résultat laisse aussi dans le rétroviseur des clubs comme Nashville et Chicago. Bref, une bouffée d’air frais avant le sprint final.

Si l’Impact est capable d’accrocher des points dans ces deux prochains matchs, il pourrait confirmer sa participation au tournoi d’après-saison. Dans une année pour le moins compliquée, ce serait assurément un grand succès pour le Bleu-blanc-noir.

Face à l’Inter Miami, l’Impact a probablement joué un de ses trois meilleurs matchs de la saison. Il aurait été injuste pour l’équipe de sortir des 90 minutes sans une victoire parce que le XI montréalais a été franchement meilleur que son adversaire floridien. Ça, on ne l’a pas écrit souvent cette année.

Seule ombre au tableau : le stress que l’Impact a induit à ses partisans. Incapable de tuer le match en première mi-temps, il nous a gardés sur le bout de notre siège jusqu’à la fin. Remarquez, ça a peut-être rendu la conclusion de la rencontre plus euphorique.

Distiller de l’espoir

En fait, dès les premiers instants du choc contre l’Inter Miami, on a compris pourquoi l’équipe de David Beckham est positionnée si bas au classement. En 45 minutes, l’Impact aurait pu marquer deux ou trois buts et mettre le match hors de portée pour son adversaire. 

Au lieu de profiter de la vulnérabilité défensive de l’Inter, les hommes de Henry lui ont offert un but, gracieuseté de l’inexpérience de leur gardien. 

Malgré ce but encaissé, James Pantemis n’a pas à rougir de sa performance, bien au contraire. Il a réussi à le mettre de côté et finir le match en force, en route vers une première victoire dans la MLS pour un gardien issu de l’Académie du club.

Joel Waterman est un autre jeune joueur, aussi canadien de surcroît, qui a permis cette victoire de l’Impact. Sa performance a permis, je l’espère, à Thierry Henry de comprendre que son équipe est en mesure de l’emporter avec plusieurs joueurs de son effectif. 

Pour la suite de la saison, les performances de Pantemis et Waterman entre autres donnent à croire que l’Impact est en mesure de faire encore mieux, et ce, même avec des blessures à des joueurs importants comme Lassi Lappalainen ou Emmanuel Maciel.

Ainsi, pour reprendre le cliché sportif, si l’Impact se qualifie pour les éliminatoires, tout peut arriver.

Les mots du directeur sportif

Au bout du compte, cette victoire de l’Impact samedi survient quelques jours seulement après la conférence de presse de son directeur sportif, Olivier Renard. 

Je retiens de ses propos qu’il faut baisser la tête et arrêter de ressasser les difficultés auxquelles le Bleu-blanc-noir doit faire face avec cette pandémie. D’ailleurs, après cette victoire contre Miami, personne n’a parlé des circonstances ou du manque de repos de l’équipe. On s’est tout de suite tourné vers le match prévu au Yankee Stadium samedi prochain avec un espoir renouvelé.

Ensuite, Renard est aussi revenu sur le départ de Saphir Taïder. Malgré tout le respect que j’ai pour le joueur, je pense que l’Impact est capable de se qualifier pour les séries sans lui. 

À la suite du transfert du joueur désigné, l’Impact est dans une meilleure position financière pour attaquer 2021, ce n’est pas à dédaigner. D’ici là, d’autres joueurs auront l’occasion de montrer à Renard et à Henry qu’ils font partie de la solution à court comme à long terme.