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L'Australie se joint aux États-Unis, au Japon et à l'Inde pour des manœuvres militaires

L'Australie se joint aux États-Unis, au Japon et à l'Inde pour des manœuvres militaires
Photo AFP

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Sydney | L'Australie va participer en novembre à des manœuvres militaires au large des côtes indiennes, qui réuniront quatre pays inquiets de l'influence grandissante de la Chine.  

L'Inde, le Japon et les États-Unis, et pour la première fois depuis 2007 l'Australie, vont participer en novembre à d'importants exercices militaires navals, ce qui devrait susciter l'ire de Pékin. 

La ministre australienne de la Défense, Linda Reynolds, a déclaré lundi soir que ces exercices, dont le nom de code est Malabar, visent à «démontrer notre détermination commune à soutenir une région Indo-Pacifique ouverte et prospère» — faisant une allusion à peine voilée au désir de contrer une Chine de plus en plus puissante et ambitieuse.

Le ministère indien de la Défense a déclaré que ces exercices se dérouleront en mer d'Oman et dans le golfe du Bengale. 

Au cours des dernières décennies, la Chine a tenté d'accroître considérablement son influence sur la Birmanie, le Sri Lanka, le Pakistan et le Bangladesh, suscitant de vives inquiétudes de la part de New Delhi.

Ces manœuvres interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre la Chine et l'Australie, de tensions économiques entre la Chine et les États-Unis et de tensions militaires entre la Chine et l'Inde. 

Pékin et New Delhi ont acheminé des dizaines de milliers de soldats dans une région frontalière contestée par les deux pays.

En juin, un affrontement au corps-à-corps a fait 20 morts du côté indien et un nombre inconnu de victimes dans les rangs chinois. 

Ce «Quad» — groupement stratégique informel réunissant les États-Unis, l’Australie, l’Inde et le Japon — est présenté comme un moyen de contrer l’influence chinoise et en particulier la Marine chinoise dans laquelle Pékin, ces dernières décennies, a beaucoup investi afin de la moderniser. 

Cependant, des lignes de fracture sont apparues entre ces quatre démocraties sur la manière d’affronter et de contenir Pékin, ou sur la façon de dialoguer avec le géant chinois.

Les ministres des Affaires étrangères de ces quatre nations se sont entretenus à Tokyo début octobre en vue d'afficher un front uni face à Pékin. 

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, et la ministre australienne des Affaires étrangères ont notamment fait part de leurs «inquiétudes partagées sur l'activité sournoise» de la Chine dans la région Indo-Pacifique. 

M. Pompeo a également appelé ses alliés asiatiques à collaborer pour se protéger «de l'exploitation, de la corruption et de la coercition» de la Chine.