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Le NM Apollo ne deviendra finalement pas un récif artificiel

Le NM Apollo ne deviendra finalement pas un récif artificiel
PHOTO STEVENS LEBLANC, JOURNAL DE QUÉBEC

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C’est officiellement la fin dans le dossier du traversier NM Apollo. Faute de financement, le projet de transformer le rafiot en récif artificiel a finalement été abandonné.

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On se souviendra que la Société des traversiers du Québec (STQ) avait donné 2 millions $, en 2019, pour transformer le navire en récif artificiel. Or, le projet est maintenant sur pause depuis des mois, après que 1,7 million $ eut été englouti.

La Société Apollo de Godbout, qui pilotait la transformation du navire en récif, ne peut plus payer les factures reliées à l’amiante découvert dans les murs du bateau.

La semaine dernière, le ministère de l’Économie a fermé la porte à un financement supplémentaire.

«On ne savait pas tout à fait dans quoi on s’embarquait. Mais le problème, c’est l’amiante, a souligné le président de la Société Apollo de Godbout, Jean-Yves Bouffard. Le bateau était tellement vieux, y’avait plus de travaux que tout le monde pensait. On s’est tous tiré dans le pied. Personne ne veut le faire [les travaux] à l’heure, et on n'a pas les moyens. Le gouvernement nous a dit non, alors on va le laisser partir pour une autre vie.»

La société Apollo est en discussion avec la STQ pour trouver un ferrailleur qui serait prêt à reprendre le navire. Les partenaires ont déjà reçu des propositions au cours des derniers jours.

Le navire est présentement accosté aux installations du Groupe Océan au port de Québec. Des travaux de préparations seront effectués cette semaine sur l’ancien traversier pour pouvoir le remorquer d’ici le 1er novembre.

Rappelons que le NM Apollo, vieux d'un demi-siècle, avait été acquis en catastrophe par la STQ pour remplacer le F.-A.-Gauthier sur la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. L'achat avait rapidement viré au fiasco, le navire ayant passé plus de temps en réparations qu'en mer, notamment après avoir percuté des quais à deux reprises.