/misc
Navigation

Les Nordiques de retour d’ici cinq ans?

Marc Crawford; Jacques Martin
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Titre accrocheur, mais pas sensationnaliste. Il faudra un jour sentir quelques effets bénéfiques de la pandémie.

La Ligue nationale de hockey est une entreprise privée qui n’est pas tenue de rendre publics ses bilans. Il lui serait périlleux de publier un exercice financier catastrophique. C’est toutefois ce à quoi les propriétaires des équipes auraient eu à faire face récemment.

  • Écoutez la chronique de Jean-Charles Lajoie avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Les pertes envisagées en raison de l’arrêt des activités et la reprise à huis clos se seraient avérées plus importantes que le scénario initial. Assez pour croire la ligue financièrement hypothéquée pour plusieurs saisons.

Qu’on aime ou pas Gary Bettman, c’est un visionnaire qui a su élever la LNH à un niveau impensable il y a un quart de siècle. Les propriétaires lui doivent beaucoup et ils l’écoutent avec attention.

La piastre Canadian Tire

Bettman sait qu’une reprise normale des activités ne fera pas instantanément pleuvoir les dollars dans les poches de ses propriétaires. Du moins, certainement pas aux États-Unis. Par contre, au Canada, le hockey va demeurer le sport de prédilection pour les amateurs comme pour les commanditaires. Les sept concessions canadiennes, moins de 25 % des cadres de la LNH, contribuent bon an mal an pour approximativement 35 % des revenus globaux. Ce pourcentage pourrait dépasser les 40 % à la reprise, avec l’ajout d’une 8e concession en sol canadien. La faiblesse de notre dollar demeure un facteur, mais entre une piastre de Justin et 25 cennes de Tonton Donald, Gary va se pencher pour ramasser la piastre Canadian Tire...

En janvier dernier, Les Nordiques n’étaient plus qu’un mirage, un rêve inaccessible. Mais la pandémie change tout. Gary Bettman aime suivre la trace de l’argent. Il va rapidement chercher à souffler les revenus de la ligue avec du fric tout neuf en bonne quantité. Rien de mieux qu’une « taxe » de transfert de 500 millions pour permettre à Québec d’accueillir la Caroline ou la Floride ? Houston pourrait recevoir l’Arizona, un coup parti ? Un milliard tout frais à répartir dans les coffres dégarnis des autres marchés de la ligue, pourquoi pas ?

Contexte favorable

Vous avez le droit de ne pas y croire. Mais j’estime les Nordiques plus proches que jamais de revivre à Québec. Le produit intérieur brut (PIB) du Québec et sa croissance sont supérieurs à ceux de l’Alberta, selon l’Institut de la statistique du Québec. La population du « pays » de François Legault double pratiquement celle qui héberge pourtant les Oilers et les Flames.

L’économie de Québec est supérieure à ce qu’elle était lors du départ des Nordiques en 1995, et l’agglomération de la capitale nationale dépasse celle de Winnipeg.

Sur 32 concessions, en compter huit en sol canadien est une solution envisageable pour la LNH, grâce à l’injection de capitaux importants. La faim justifie les moyens. Gary Bettman et le Canadian Club de la LNH ne peuvent plus sciemment ignorer Québec.

Samedi, je reviendrai sur le sujet avec des perspectives de calendrier et de départage géographique d’une ligue nationale à 32 équipes, dont huit en sol canadien.

Dommage qu’on puisse pas se rassembler, j’aurais marché Bleu avec grand plaisir...