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Les menaces ne seront pas tolérées, affirme François Legault

Celui qui aurait menacé de mort la ministre Geneviève Guilbault est un récidiviste

Jean Darveau
Photo Facebook Jean Darveau

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L'homme accusé d'avoir menacé de mort la vice-première ministre du Québec est le même qui avait menacé les humoristes Mike Ward et Guy Nantel sur les réseaux sociaux, de même que l'homme d'affaires François Lambert.

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C’est par voie téléphonique alors qu’il se trouvait à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus que Jean Darveau, 51 ans, a été mis en lien avec le palais de justice de Québec.  

Lors de son arrestation, comme le suspect refusait d'obtempérer, les policiers ont utilisé un pistolet à impulsion électrique pour le maîtriser. En le relevant, ils ont toutefois constaté qu'il avait «un couteau de planté dans l'abdomen» a indiqué le Bureau des enquêtes indépendantes, qui fait enquête.

D’entrée de jeu, l’une des procureures qui représentent le bureau de la grande criminalité, Me Geneviève Côté, a fait une demande à la juge Annie Trudel pour que Darveau puisse subir une évaluation sur son aptitude à comparaître. Il sera ramené devant le tribunal le 27 octobre prochain.  

D’ici là, son avocat, Me Nicolas Dery a demandé qu’une ordonnance de non-publication soit émise par le tribunal pour limiter la retransmission du discours que Darveau a tenu à la présidente du tribunal. Une ordonnance qui pourrait être levée si jamais l’homme était apte à comparaître.   

En tout, Darveau fait face à deux accusations, soit celle d’avoir menacé de mort Geneviève Guilbault le 13 octobre, mais également celle d’avoir «sciemment proféré une menace de causer la mort à l’ensemble des policiers de la province de Québec» quelques jours plus tôt.

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Tolérance zéro

Invitée à commenter l’arrestation du quinquagénaire, Mme Guilbault a laissé savoir qu’elle avait toujours été «inquiète» de voir qu’il y avait beaucoup de haine déchargée sur les réseaux sociaux.    

«Présentement, on a tous le même ennemi, la COVID, et on se démène pour essayer de protéger la santé des Québécois. S’il y a des gens qui ne sont pas d’accord, ils ont le droit... mais les menaces et les propos haineux, que ce soit envers des élus ou envers d’autres personnes, ça n’a pas sa place», a-t-elle mentionné.  

De son côté, le premier ministre François Legault, lui-même victime au cours des dernières semaines, a souligné que ces menaces étaient «inacceptables». «Il faut être très, très clair: on ne tolérera pas ça».   

Menace de mort

Rappelons qu’en 2017, Darveau avait été arrêté pour avoir menacé Guy Nantel, Mike Ward et l’homme d’affaires François Lambert.  

Après avoir bénéficié d’un programme d’aide qui visait à faire le lien entre le milieu judiciaire et le monde médical, l’homme avait dû s’astreindre à une période de probation d’une année au cours de laquelle il avait comme condition «spéciale» d’accepter comme «ami» sur les réseaux sociaux un intervenant désigné par le Service de police de la Ville de Québec.  

– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon