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Des forages dans le fleuve pour le tracé central du troisième lien

Le MTQ veut connaître la qualité des sols dans la zone d’étude du tunnel

Quebec
Photo Stevens LeBlanc La barge de forage est amarrée dans le fleuve, près de la gare fluviale de Québec et des bâtiments de la Garde côtière canadienne.

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Des forages sous-marins pour le tracé central du troisième lien sont en cours de réalisation, dans le lit du fleuve, près de la gare fluviale de Québec.

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La barge de forage est amarrée à quelques centaines de mètres du rivage, en face des bâtiments de la Garde côtière canadienne. On y aperçoit des pieux d’ancrage, de la machinerie et une foreuse. 

Le porte-parole du ministère des Transports (MTQ) Nicolas Vigneault a confirmé au Journal qu’il s’agit bel et bien des premiers sondages sous-marins réalisés depuis le lancement d’un nouvel appel d’offres en février dernier.

Ils sont faits dans le cadre des études géotechniques réalisées pour le tunnel entre Québec et Lévis.

«Données essentielles»

«Une caractérisation des sols sera effectuée sur les échantillons recueillis, a indiqué M. Vigneault. Cela permettra de connaître les propriétés et la qualité des sols dans la zone d’étude du tunnel. Ces données sont essentielles à la préparation du projet.»

Les opérations de forage ont commencé le 16 octobre et se poursuivront jusqu’à la fin novembre.

Quebec
Photo Stevens Leblanc

En février, le ministère des Transports avait en effet lancé un appel d’offres pour dénicher une firme qui pourrait réaliser «des forages et sondages terrestres et marins ainsi que la caractérisation des sols et du roc en place pour le projet de tunnel Québec-Lévis».

C’est le consortium SNC-Lavalin / Englobe Corp. qui a été sélectionné en juillet, au terme du processus. Il avait soumissionné pour un montant de 12 millions $. 

Deux forages

Pour l’instant, on procède à deux forages, explique le MTQ, mais le contrat de 12 millions $ est un maximum pour une durée de trois ans et il servira à couvrir tous les besoins géotechniques pour ce projet.

D’autres sondages seront réalisés à la lumière des résultats des analyses obtenus sur ces deux premiers forages.

Le mandat octroyé au consortium vise une très large portion du territoire, allant de la pointe de l’île d’Orléans aux centres-villes de Québec et de Lévis.

Déjà, des forages terrestres avaient été réalisés à l’île d’Orléans, dans le cadre d’un premier contrat, en septembre 2019.

Ceux-ci visaient à connaître la nature des sols dans les sections où on envisageait un potentiel pour le creusage du tunnel. 

Depuis ce temps, le gouvernement Legault a fait valoir sa préférence pour un tracé qui relierait les deux centres-villes. 

100 mètres de profondeur

Ces nouveaux sondages sont complémentaires à ceux réalisés l’an dernier. Ils sont réalisés jusqu’à 100 mètres de profondeur.

«Ils sont nécessaires à la poursuite des études en cours et serviront éventuellement à la préparation des prochaines étapes», avait indiqué en février le MTQ.

Le consortium SNC-Lavalin / Englobe «doit réaliser la caractérisation des sols et du roc en place, notamment par la réalisation des essais de terrain et de laboratoire requis», précise-t-on dans l’appel d’offres.   

Le projet de troisième lien a été identifié comme prioritaire par le gouvernement du Québec. Il n’a cependant jamais été présenté officiellement.

Seule une carte montrant un tracé imprécis qui relie les deux centres-villes a filtré dans les médias, l’hiver dernier.

Le gouvernement de la CAQ répète depuis des mois que les détails financiers et techniques du projet doivent être présentés bientôt.