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La menace!

Man grooming on the internet from a desktop computer.
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Très tendance en ce moment.

On se déchaîne sur les réseaux sociaux, qui offrent une tribune de choix à tous les enragés et les frustrés qui se posent en victimes de notre société.

Nous ressentons tous la frustration. Cette période difficile et pour le moins nébuleuse de notre histoire génère beaucoup de colère.

Ras le bol de cette pandémie de merde! Ras le pompon de ce virus invisible, censé mettre nos vies en péril.

Plus capables de toutes ces mesures, ces fermetures, notre vie transformée en retraite.

On a le droit de le dire, le droit de mettre en doute les directives des autorités et leurs décisions, le droit de les remettre en cause.

Le droit d’être à bout.

On a le droit de critiquer les journalistes, les chroniqueurs, les chercheurs de toutes disciplines.

Il est tout à fait légitime de rêver d’envoyer bouler tout ça et d’en faire à notre tête.

En revanche, rien ne nous autorise à user de la menace envers ces gens.

Les menaces de mort, les petites manifs d’intimidation devant leur résidence personnelle. Menacer de procéder à leur arrestation «citoyenne», les accoster et les invectiver. Ce n’est pas tolérable.

Tout ça relève de la vengeance personnelle et parfois de l’acte criminel.

La violence est souvent l’apanage de ceux qui, à bout d’arguments, ne voient que l’utilisation de la force pour faire valoir leurs idées. Malgré l’usage constant que l’humain en fait, elle n’a jamais contribué à son élévation.

Menacer les journalistes d’enquête, le directeur national de santé publique, le premier ministre ou la mairesse de Montréal ne fera avancer aucun dossier et ne changera rien à leurs politiques.

Les auteurs de messages haineux cherchent à exercer un pouvoir sur les dirigeants qu’ils méprisent. Ces menaces sont le reflet de leur profond sentiment d’impuissance.

Toutefois, en démocratie, le pouvoir citoyen ne peut pas s’exercer de cette façon.