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Obama entre en campagne pour Biden, Trump sillonne l’Amérique

Obama entre en campagne pour Biden, Trump sillonne l’Amérique
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Un État clé et un électorat crucial: c’est par une rencontre avec des responsables locaux noirs que Barack Obama a fait mercredi en Pennsylvanie son entrée en campagne pour Joe Biden, qui devance Donald Trump dans les sondages, mais reste en retrait sur le terrain. 

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Pour le troisième jour consécutif, le candidat démocrate à la Maison-Blanche, 77 ans, n’avait rien à son programme public, tandis que le président républicain continuait de sillonner les États-Unis, à la veille du dernier débat très attendu entre les deux candidats.

Un contraste frappant, et rare, si près du scrutin.

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«Si vous ne votez pas, les décisions se prennent sans vous»: à 13 jours de la présidentielle Américaine, Barack Obama a lancé un appel à la mobilisation, notamment des jeunes électeurs noirs, lors de son premier acte sur le terrain après des mois de campagne virtuelle.

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Leur mobilisation, qui avait baissé en 2016, pourrait être déterminante pour l’issue de la présidentielle américaine du 3 novembre.

Il faut «s’assurer que tout le monde comprenne que nous ne pouvons pas nous permettre de vivre quatre ans de plus comme ceux-là», a souligné le premier président noir des États-Unis lors d’une table ronde à Philadelphie.

«Je n’ai jamais perdu l’espoir ces quatre dernières années. J’ai été en colère, je me suis senti frustré, mais je n’ai pas perdu l’espoir», a confié Barack Obama, parlant derrière un masque noir.

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«Incompétence et désinformation»

Avec plus de 221 000 morts de la COVID-19, les États-Unis affichent le plus lourd bilan du monde pour un seul pays.

«La pandémie aurait été difficile pour n’importe quel président», a reconnu Barack Obama.

«Mais le niveau d’incompétence et de désinformation, le nombre de gens qui ne seraient peut-être pas morts si nous n’avions fait que les choses évidentes...», a-t-il lâché, en affirmant, sans promettre de miracle, que Joe Biden et sa colistière Kamala Harris seraient capables de «gérer cette pandémie de façon plus efficace».

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Puis Barack Obama a rencontré des habitants et volontaires faisant campagne pour Joe Biden dans la rue, plaisantant au passage sur le fait que le masque leur allait mieux qu’à lui, à cause de ses oreilles. «On dirait que je pourrais décoller», a-t-il dit.

Il devait prononcer ensuite un grand discours de campagne, lors d’une réunion en mode drive-in devant des partisans à bord de leur voiture, pandémie oblige.

«Les ex-présidents ne se mêlent d’ordinaire pas trop de politique», a déclaré à CNN David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama, à propos de cette réunion. «Je pense que c’était son intention, mais Trump a changé cette intention.»

40 millions de bulletins

Plus de 40 millions d’Américains ont déjà voté par courrier ou en personne, soit quelque 30% de la participation totale en 2016, selon l’organisation indépendante Elections Project.

Donald Trump ne l’avait emporté que d’une courte tête en 2016 en Pennsylvanie, un État potentiellement crucial pour la victoire où il s’est de nouveau rendu mardi soir.

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«Tout ce que fait [Biden], c’est rester chez lui», avait raillé le milliardaire républicain sur scène à Érié. Il a pris «cinq jours» de pause, a-t-il exagéré devant des partisans hilares.

Le tempétueux président, 74 ans, récemment remis de la COVID-19, sera mercredi soir à Gastonia, en Caroline du Nord, un autre État clé.

Après un déplacement en Caroline du Nord, aussi, dimanche, Joe Biden, 77 ans, est rentré dans son fief de Wilmington, dans le Delaware.

Il a salué les photographes lundi en se rendant à une interview, mais est depuis resté loin des journalistes, sauf pour donner des entretiens à des médias locaux dans les États clés.

Dernier débat

Le candidat démocrate retrouvera Donald Trump jeudi soir pour leur dernier duel télévisé, à Nashville, dans le Tennessee. Leur premier débat, fin septembre, avait tourné au pugilat.

Et rien n’indique que le ton sera, cette fois, moins agressif.

Le républicain a accentué les attaques personnelles contre son adversaire. Il martèle depuis plusieurs semaines, sans éléments concrets à l’appui, que la famille Biden est une «entreprise criminelle».

Son angle d’attaque? Les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine, au moment où son père, Joe, était vice-président de Barack Obama (2009-2017).

Très sensible aux attaques contre sa famille, qui le font parfois s’emporter, Joe Biden doit préparer la parade à ces coups attendus.

Pour éviter la cacophonie de leur premier affrontement, les micros des deux candidats seront coupés lorsqu’ils n’auront pas la parole.