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Hypocrisie historique

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À force d’entendre hurler au « racisme systémique », on oublie que c’est chez les Québécois que l’attachement aux peuples autochtones est le plus fort, le plus profond. Nos anciens alliés de la Grande Paix de Callière, avec qui nous avons longtemps résisté aux Anglais, demeurent nos concitoyens de la Nouvelle-France.

La Conquête et le Régime anglais nous en ont arrachés, mais, à l’égard de nos anciens alliés, l’opinion publique du Québec est plus favorable que dans n’importe quelle autre province.

Si une mère de famille autochtone meurt dans un hôpital de Joliette et que deux employés tiennent à son endroit des propos racistes, les Québécois enragent et réclament justice. (Et, bien sûr, les chantres du poison multiculturaliste récupèrent ce cas choquant pour accuser tous les Québécois...)

Pire ailleurs

Pendant ce temps en Nouvelle-Écosse, dans l’ancienne Acadie, nos anciens alliés, les Micmacs, subissent un règne de terreur. Leurs entrepôts de homards se font incendier parce qu’ils exercent leurs droits de pêche ancestraux. 

Si vous cherchez de la violence organisée, contre les autochtones... allez là-bas ! Or, où sont nos indignés qui s’étranglent de rage s’ils peuvent accuser le Québec ? Deux poids, deux mesures.

Mémoire et culture

Dans le courrier des lecteurs de ce journal, dimanche, j’ai beaucoup aimé le message d’espoir de Marie-Pier Beaunoyer, une métisse attikamek de Manawan, qui fait l’éloge de l’éducation en écrivant : « C’est avec ce que nous apprenons que nous pourrons nous faire valoir en tant que peuple, que nous pourrons transmettre notre Histoire et notre culture. On ne peut réécrire l’Histoire, mais on peut inventer la suite. »

Au fond, nos anciens alliés et nous souffrons d’un mal similaire : l’amnésie collective, la honte d’exister, l’ignorance historique. Et ce que je préconise pour le Québec – connaître son Histoire –, je le préconise tout autant pour nos compatriotes autochtones. Monsieur le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge nous écoute-t-il ?