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Comment acheter une maison en solo dans la vingtaine?

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Acheter une maison dans sa vingtaine, ça peut être vu comme un exploit en soi, mais se lancer seul est-il à ce point utopique? Trois jeunes professionnels qui l’ont fait nous livrent leurs meilleurs conseils.

Claudia       

Sa meilleure arme : la discipline        

Gracieuseté

Claudia Bussière-Ladouceur, une directrice en relations publiques, est devenue propriétaire de son condo à Griffintown à 28 ans. Elle croit que c’est sa discipline qui lui a permis d’atteindre son rêve qu’elle caressait depuis toujours.  

« Pendant plusieurs années, j’ai mis environ de 10 à 15% de mon salaire en économie dès que ma paye arrivait. J’ai fait mon budget en fonction de mon salaire sans ce montant-là et je n’ai jamais eu l’impression que je me privais », explique Claudia, qui a même refusé que son père endosse son prêt hypothécaire.  

Gracieuseté

« Cette technique-là est un peu un mind twist. Comme tu ne vois pas cet argent-là, tu n’as pas l’impression de faire des sacrifices! », ajoute-t-elle.  

Le meilleur conseil qu’elle peut donner? « Il ne faut pas voir le fait d’acheter comme une limitation. Il faut regarder sa situation actuelle et avoir envie d’en créer une opportunité », indique-t-elle. 

Pour Claudia, la clé est aussi de s’entourer de spécialistes qui sont prêts à aider les premiers acheteurs. 

« J'ai particulièrement trouvé utile l'accès à une courtière hypothécaire qui m'a aidé à déterminer le montant optimal pour l'achat de ma première maison et qui m'a épaulé tout le long du processus en me référant même à d'autres spécialistes de son cercle, comme une notaire. » 

Maxime       

Épargner dans un milieu précaire        

D’aussi loin qu’il se souvienne, Maxime Landry a toujours été porté vers l’épargne et c’est grâce à une bonne mise de côté qu’il a pu mettre la main sur son condo à 29 ans. Le mode de vie du conseiller en communications, qui a aussi travaillé dans les médias, s’explique en partie par son milieu professionnel précaire où tout est incertain.  

« Étonnamment, je n’ai pas eu à faire de sacrifices, j’ai toujours été économe [...] 10% de ma paye nette va dans un compte épargne auquel je ne touche pas depuis que j’ai commencé à travailler à 22 ans », explique Maxime, qui voit cette méthode comme une « épargne forcée ».  

Il ne se le cache pas, c’est grâce à des postes bien rémunérés et un grand nombre d’heures travaillées pendant ses études qu’il a pu éviter les dettes et ainsi, se bâtir un coussin de sécurité. 

« Pendant mon bac, j’ai travaillé du 30-32 heures semaines et c’était assez payant grâce à la commission. Je me suis rendu pas loin de l’épuisement, mais j’ai terminé mes études sans dette et avec de l’argent de côté », confie-t-il. 

Maxime privilégie également l’argent qu’il a dans son compte chèque plutôt que le crédit s’il veut voyager ou se payer des folies, par exemple.  

Michaël        

Penser à long terme, une recette gagnante        

Sotheby’s Quebec / Gracieuseté

Âgé de 26 ans, Michaël cotise dans un REER depuis son tout premier emploi à temps partiel à 16 ans.  

Depuis un moment déjà, le comptable de formation scrutait le marché immobilier du Grand Montréal et cherchait à investir dans un bien immobilier.  

« Je trouvais que le marché à Montréal était vraiment décourageant avec toutes les surenchères de 40 000 à 50 000 $ au-dessus du prix de vente, alors j’ai cherché en région et je suis tombé en amour avec une maison sur le bord de l’eau à Dunham », explique Michaël qui habite Montréal pour le travail et qui loue sa nouvelle maison à court terme. 

Comme il s’agit de sa première propriété, le jeune professionnel a pu retirer une partie de ses REER auxquels il cotise depuis maintenant 10 ans.  

« J’ai un salaire qui me permet de faire des investissements et j’ai un train de vie loin d’être excessif. Mon char c’est un 2007! », donne-t-il en exemple en riant. « J’achète des choses pour le long terme. Ça coûte plus cher à l’achat, mais ça va durer longtemps ».  

Michaël ne se le cache pas, acheter une propriété représente un gros investissement pour une personne seule. 

« J’ai fait des sacrifices. C’est pas toujours facile, tu dois calculer un peu plus tes affaires. Quand les restos vont rouvrir, je vais devoir regarder un peu plus mes dépenses », souligne Michaël, qui a confiance que sa propriété va prendre de la valeur au moment où on s’arrache les maisons de campagne à proximité de la ville.  

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