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La rectrice de l’UL défend la liberté académique

Controverse entourant un mot à l’Université d’Ottawa

Universite Laval consignes sanitaires
Photo Simon Clark Sophie D’Amours lors d’un point de presse en août. Répondant à la polémique à l’UdO, la rectrice de l’Université Laval a affirmé être en faveur de la liberté académique, vendredi.

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La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, prend position en faveur de la liberté académique, dans la foulée de la controverse entourant le mot qui commence par « n » à l’Université d’Ottawa.

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« Pour être l’Université Laval, il nous faut cette liberté. Nous devons débattre de tout, prendre des risques, étudier et explorer des sujets difficiles, sensibles, voire controversés » affirme Mme D’Amours dans un message destiné à la communauté universitaire mis en ligne vendredi.

« Il nous apparaît incontournable de défendre haut et fort, avec une conviction sincère, le principe de liberté académique et les conditions d’exercice de la profession enseignante. Devons-nous pour autant chercher à éteindre les débats ? Non. Cette discussion est vitale », ajoute la rectrice.

Démarche en cours

L’Université Laval a entrepris une réflexion sur le sujet, après avoir constaté « il y a plusieurs mois » une recrudescence des cas litigieux de liberté d’expression sur les campus, indique Mme D’Amours.

En avril 2019, un comité-conseil sur la liberté d’expression a été mis sur pied, formé de professeurs, de chargés de cours, d’étudiants et de membres du personnel de l’Université Laval.

« Ce comité a débattu, en tout respect, de situations délicates, voire choquantes », indique Mme D’Amours, qui parle d’une démarche « approfondie et sensible », basée sur une « démarche scientifique rigoureuse ».

Recommandations à venir

Ce comité présentera un rapport et des recommandations préliminaires au Conseil universitaire au début de novembre. Il « n’offrira pas de solution magique à nos débats sur la liberté d’expression », prévient la rectrice, « mais il sera un apport déterminant à la communauté universitaire sur ces questions épineuses », indique-t-elle.

À l’Université d’Ottawa, une professeure a été récemment suspendue après que des étudiants lui ont reproché d’avoir utilisé le mot qui commence par « n » dans le cadre d’un cours, une décision qui s’est attiré de nombreuses critiques.