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À propos des Nordiques

Série de la Coupe Stanley 1993
Photo d'archives Comme elle nous manque cette passion engendrée par la rivalité Canadien / Nordiques.

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Retrouver cette rivalité intrinsèque, revivre la guerre fratricide entre les Bleus et les Rouges, entre ces deux villes-patries de la Nation, notre splendide Québec...

Lever le nez sur cette perspective ne peut tenir que de deux choses : un amour phoney du hockey ou un aveuglement volontaire tenant de la satisfaction du p’tit pain.

Vous avez été nombreux à me « pelleter » comme si mon nom était Février à la suite du texte au sujet du retour des Nordiques « grâce » à la COVID-19. C’est louable autant que je me campe sur mes positions. Le pouvoir est économique, Gary Bettman va suivre la trace de l’argent et Québec va s’imposer en toute logique, au même titre que la Texane Houston. 

De la Floride vers Québec

Le transfert des Panthers vers Québec est ce qui a le plus de sens. Mais le bon sens est rarement légion dans les officines de la LNH à Manhattan. N’écartons pas le transfert des Sénateurs d’Ottawa d’une capitale à une autre sans « abîmer » la carte américaine... Ou une expansion des cadres avec l’ajout des concessions 33 et 34 à Québec et Kansas City. Vous venez de vous étouffer avec votre gorgée de café ? Et pourtant... Le hockey est le sport professionnel nord-américain qui bénéficie du plus grand territoire de développement et de recrutement. 

Juste aux États-Unis la croissance est exponentielle. Ajoutez l’émergence de pays comme l’Allemagne, la Suisse, la Norvège et le Danemark et comprenez que la LNH peut se permettre d’augmenter à 34 le nombre de ses franchises, diluant le contenu canadien au passage, même en incluant Québec. 

Tout ça, j’insiste, était une utopie avant la pandémie. Mais il faudra bien de l’argent frais en quantité, et seuls de nouvelles franchises ou des transferts avec taxation de concessions existantes combleront rapidement ce besoin. 

Le beau rêve

Mais revenons au beau rêve. Sur le principe de 32 équipes dont Québec, les Nordiques se retrouveraient logiquement avec le Canadien, les Leafs et les Sénateurs dans la même division. Trois rivalités naturelles alimentées de six rendez-vous annuels. La classique aller-retour Montréal-Québec du temps des Fêtes pourrait revivre... 

Les fervents des Bruins ne seraient pas en reste puisque Boston pourrait se retrouver dans la division jumelle de la même conférence avec Philadelphie, Pittsburgh et Columbus, des clubs que Montréal et Québec pourraient ainsi affronter à quatre reprises par saison. 

Enfin les 24 autres franchises du circuit se mesureraient aux forces de la Nation à deux occasions, assurant aux partisans des centres Bell et Vidéotron le passage des superstars de l’Ouest comme McDavid et MacKinnon une fois par année. 

Sortez votre « calcul à stress », ça fait bien 82 matchs réguliers, avec ajout de rivalités naturelles (Montréal-Québec / Dallas-Houston) et maintien de rivalités existantes (Montréal-Boston / Québec-Boston).

Conseil à Gary : faites entrer en séries les deux premiers de chaque section et les quatre meilleurs troisièmes. Faites-les s’éliminer entre eux à l’intérieur des divisions. Vos chances de vous retrouver avec des équipes canadiennes en finale de la coupe Stanley en seront abruties un peu plus... Désolé, mais faut bien offrir des arguments de vente aux vrais patrons, les Américains... 

Coup de cœur

Kim Clavel
Photo courtoisie, GYM
Kim Clavel

Jamais trop tard pour bien faire. Kim Clavel est fascinante ! Nous n’en avions à juste titre que pour Marie-Ève Dicaire, mais l’infirmière dévouée et candidate à un titre mondial de boxe mérite au moins autant de lumière. Elle est écipiendaire du prix Pat-Tillman lors des prestigieux EPSY Awards, et voilà que le Time Magazine la cite au Top 10 des personnalités leaders de demain. Et ce n’est que le début... Bravo Kim ! 

Coup de gueule

À Ronald Corey qui le 20 octobre 1995 nommait Réjean Houle et Mario Tremblay aux postes de directeur général et entraîneur-chef du Canadien. Le CH avait perdu ses quatre premiers matchs sous Serge Savard et Jacques Demers, marquant quatre petits buts contre 20. Mais pourquoi cette panique ? Pourquoi ce geste qui allait couler le Canadien pour quelques décennies ? J’y reviens dans l’édition de mardi... 

Un p’tit 2 sur... 

Une reprise de la NBA avant la LNH. Plus conservatrice, la Ligue nationale lance rarement le mouvement. Gary Bettman semble à la remorque des décisions des autres ligues professionnelles d’Amérique, particulièrement la NBA. Cette dernière peut reprendre à huis clos ; la LNH moins. Mais Bettman et ses propriétaires n’auront pas le choix d’emboîter le pas. Comme dans suivre la parade...