/sports/hockey
Navigation

«J’ai le couteau entre les dents» -Alexis Gravel

Alexis Gravel est de retour à Halifax, où il espère prouver aux équipes de la LNH qu’il mérite un contrat professionnel

Alexis Gravel disputera une cinquième saison dans la LHJMQ en 2020-2021.
Photo d’archives Agence QMI Alexis Gravel disputera une cinquième saison dans la LHJMQ en 2020-2021.

Coup d'oeil sur cet article

Alexis Gravel a quelque chose à prouver. Libéré par les Blackhawks de Chicago, l’équipe qui l’avait repêché en sixième ronde en 2018, le gardien québécois a l’intention d’utiliser la saison 2020-2021 afin de prouver aux formations de la LNH qu’il mérite une chance et c’est à Halifax qu’il croit pouvoir le faire.

À 20 ans, Gravel ne devait techniquement pas revenir dans la LHJMQ. Il espérait dénicher un contrat professionnel ailleurs dans la LNH, ou en Europe. Toutefois, pandémie oblige, on ne sait toujours pas si et quand la LAH va reprendre tandis que plusieurs ligues européennes sont encore en suspens.

MEILLEURE VISIBILITÉ

Malgré tout, le gardien aurait pu se dénicher un contrat professionnel de l’autre côté de l’Atlantique. Après réflexion, il a décidé que le circuit Courteau était le meilleur choix.

«On avait des options, a-t-il mentionné lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal. À court terme, ça aurait été bon d’aller là-bas, mais on avait plus une vision à long terme. Je pense que j’aurai plus de visibilité dans la LHJMQ.»

En termes de visibilité, il est clair qu’Halifax est un endroit de choix à l’heure actuelle. Rappelons que les Mooseheads sont l’une des six équipes de la LHJMQ toujours autorisées à jouer des matchs de saison régulière dans le circuit Courteau.

«Je pense que le timing est bon. Si je reviens et que je suis capable de faire la différence, ce sera bien pour moi parce que tous les recruteurs regardent les matchs dans les Maritimes en ce moment. Mon but est de montrer ce que je suis capable de faire et aider les Mooseheads à gagner des matchs.»

MOTIVÉ

Alexis Gravel ne le cache pas: de ne pas se voir offrir de contrat par les Blackhawks de Chicago, l’an dernier, faisant de lui un agent libre, l’a secoué.

Il a eu besoin de quelque temps pour bien avaler la pilule.

La déception s’est ensuite transformée en motivation de prouver aux Hawks qu’ils ont eu tort.

«Je ne te cacherai pas que j’ai le couteau entre les dents en ce moment et j’ai très hâte de jouer. La journée que j’ai su que les Blackhawks ne m’offraient pas de contrat, j’étais déçu et ça n’a pas été facile. J’ai avalé le morceau et je suis passé à autre chose. Mon but, maintenant, est de revenir avec une organisation de la LNH et d’avoir mon premier contrat. Pour ça, je devrai avoir une bonne saison. Non, une très bonne saison», mentionne-t-il.

Comme c’est le cas pour tous les visiteurs étrangers qui entrent dans les provinces des Maritimes, Gravel a dû se plier à une quarantaine de 14 jours dans un hôtel d’Halifax avant de pouvoir rejoindre ses coéquipiers pour la première fois, vendredi.

«Je suis chanceux, au moins j’ai pu garder la forme au gym de l’hôtel. On avait des plages de 45 minutes de réservées et ensuite ils désinfectaient tout pour la personne suivante. Une chance, parce que, sinon, il ne se passait pas grand-chose. Je suis plus qu’à jour dans mes séries Netflix!» a-t-il rigolé.