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Racisme anti-noir: les Canadiens plus nombreux à reconnaître un problème

Racisme anti-noir: les Canadiens plus nombreux à reconnaître un problème
AFP

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Après une année marquée par l’assassinat de l’Afro-Américain George Floyd, les Canadiens sont beaucoup plus sensibilisés au racisme, surtout à celui qui touche les communautés noires, laisse entendre une récente étude.

Les événements des derniers mois semblent effectivement avoir changé la donne, alors que l’année dernière, près d’un Canadien à la peau blanche sur deux considérait que le racisme anti-Noir n’était pas un problème au pays.

Aujourd’hui, à peine 18 % de ceux qui se décrivent comme «Blancs» pensent toujours de cette manière, selon deux sondages menés en août et septembre par Environics Institute.

Autochtones et Chinois

La Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa, qui a commandé ces deux coups de sonde, s’est également intéressée au racisme anti-Chinois.

Sur ce sujet aussi, la perception des Canadiens semble avoir évolué dans les derniers mois, alors que des événements haineux ont visé la communauté chinoise un peu partout au pays dans la foulée de la pandémie.

Parmi les Canadiens qui ne font pas partie des minorités visibles, 65 % jugeaient en 2019 que la discrimination à l’endroit des personnes d’origine chinoise n’était pas un enjeu au pays. Or, cette proportion est tombée à 33 % cette année.

Quant aux Autochtones, une large majorité reconnaissait déjà l’an dernier que ce groupe est victime de racisme et que cette réalité constitue un problème de taille au Canada. Seulement 20 % des Canadiens disaient le contraire.

Différentes perceptions

À la fin, 58 % des Canadiens, toutes origines confondues, sont d’avis qu’il est plus difficile de réussir dans la vie lorsqu’on n’a pas la peau blanche, une augmentation de 9 % en comparaison à un sondage qui avait été mené il y a cinq ans.

Si les Canadiens, peu importe la couleur de leur peau, reconnaissent en majorité le racisme, il existe cependant des différences de points de vue selon leur origine.

En effet, 77 % des Blancs disent avoir confiance en leur service de police local, mais seulement 58 % des personnes «racisées» partagent cette opinion.

Face à ce fosset, de moins en moins de Canadiens tendent à penser que les communautés marginalisées devraient en faire plus pour régler leur problème.

En 1980, 80 % des gens étaient de cet avis, 66 % en 2004, 55 % en 2015.

Dans les derniers sondages d'Environics Institute, 47 % des répondants pensaient ainsi, contre 44 % qui affirment que les communautés victimes de racisme n’ont pas à prendre plus de responsabilités pour résoudre ce fléau.