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S’adapter au télétravail

Business woman having a video call with coworker
Photo Adobe Stock

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Qui n’a pas rêvé du télétravail au milieu d’un autobus bondé, sur une autoroute congestionnée, ou encore dans son cubicule ? Ah, le plaisir de préparer soi-même un bon café, de s’habiller simplement (adieu cravate ou tailleur !), en plus de pouvoir prendre de temps à autre une pause bien méritée, sans regard accusateur ?

Nous avions tant rêvé de travailler dans le confort de notre foyer, pensant que cela nous permettrait – enfin ! – de tendre vers la parfaite et inatteignable conciliation travail-famille, de nous éviter l’éternel rituel des lunchs et la course folle dans le trafic chaque matin... 

Oui, plusieurs en rêvaient, mais en mars dernier, pandémie et confinement obligent, ce rêve est du jour au lendemain devenu réalité, alors que bon nombre de travailleurs ont dû réorganiser l’essentiel de leur vie professionnelle à la maison... 

Depuis ce temps, beaucoup ont réalisé qu’on idéalisait le télétravail... Et qu’à temps complet, ce paradis tant souhaité pouvait rapidement devenir un enfer, du moins en l’absence d’un contexte et de conditions favorables. 

Certains ont en effet éprouvé de l’ennui, de la honte et de la culpabilité en travaillant de la maison, ayant le sentiment de ne jamais en faire assez. 

D’autres se sont sentis débordés, travaillant plus que jamais, et étant perçus par leur supérieur comme étant toujours disponibles. 

Un sentiment de détresse a habité des travailleurs qui manquaient d’encadrement. Enfin, des employés ne se sentaient pas à la hauteur ou ont vécu un sentiment d’échec, n’ayant plus accès au soutien technique dont ils pouvaient bénéficier au bureau. Et une fois la journée terminée, les enfants de nombreux travailleurs revenaient de l’école alors que la moitié des tâches à effectuer pour le travail était à peine entamée... 

On a déjà connu des rêves plus heureux ! 

Plus productif? Peut-être...

Les défenseurs du télétravail vous diront qu’il est souvent associé à une productivité accrue, mais ce n’est pas toujours le cas. 

Le contexte de vie personnelle, le fait par exemple de vivre seul, en couple ou à cinq dans un petit logement peut changer la donne. 

Il faut également tenir compte du type de travail et du soutien auquel aura accès l’employé travaillant à distance, sans compter le style de gestion de l’employeur. Tous ces facteurs auront une incidence, non seulement sur la productivité de l’employé, mais aussi sur son bien-être.  

De plus, travailler à distance ne devrait pas signifier être laissé à soi-même. Au bureau comme à distance, vous serez plus motivé si votre patron fixe des objectifs réalistes, vous guide, vous encourage, vous donne de la rétroaction et vous permet de rectifier le tir au besoin. Il en va de même si votre supérieur s’informe de vos besoins et vous fournit le nécessaire vous permettant de réaliser les objectifs attendus, tout comme il le ferait si vous étiez sur votre lieu de travail habituel. Tentez également de maintenir un contact avec vos collègues par des appels ou par l’entremise de visioconférences, par exemple. 

Les conditions gagnantes 

Est-ce qu’un coin de votre résidence peut devenir un espace adéquat pour y travailler, par exemple un endroit calme et une pièce uniquement consacrée à votre travail ? 

Si votre logis est trop étroit, tentez d’avoir accès à un lieu peu bruyant et où vous pourrez vous concentrer sur la tâche à accomplir. 

Adoptez également un horaire avec une routine, incluant des pauses et un temps d’arrêt pour le lunch. Prévoyez aussi un moment tampon afin de reproduire la fin typique d’une journée au travail. 

En somme, tâchez de laisser le travail derrière vous... même s’il ne l’est pas physiquement ! 

Gardons à l’esprit que pour plusieurs le télétravail à temps complet est temporaire et que l’on se trouve davantage devant une situation qui nécessite une adaptation ponctuelle plutôt qu’une transformation permanente. Cela dit, le télétravail demeure du travail, et puisque plusieurs d’entre nous doivent composer avec cette réalité, rendons-la plus agréable.