/misc
Navigation

Rouge et Or: un rêve de gamin qui se réalise

Enzo Pepe Esposito évoluera avec le Rouge et Or lors de son parcours universitaire

Rouge et Or: un rêve de gamin qui se réalise
Photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Enzo Pepe Esposito écrira une page d’histoire du programme de football du Rouge et Or de l’Université Laval en devenant le premier fils à suivre les traces de son paternel.

L’ailier défensif des Titans de Limoilou a confirmé sa venue à Laval dans les derniers jours. 

Joueur étoile, son père, Francesco, a porté les couleurs du Rouge et Or de 1998 à 2000 avant de se joindre au personnel d’entraîneurs. 

Rouge et Or: un rêve de gamin qui se réalise
Photo courtoisie

Il avait notamment provoqué un échappé en fin de match pour sceller la victoire de la première coupe Vanier en 1999, ce qui lui avait valu le titre de joueur défensif par excellence du match.

«Water boy»

«Depuis que je suis tout jeune, cela a toujours été mon rêve de jouer pour le Rouge et Or, a raconté Enzo. J’ai grandi en baignant dans l’ambiance du Rouge et Or. J’ai été “water boy” pendant quelques années quand j’avais entre 6 et 8 ans et que mon père dirigeait les unités spéciales, mais mon intérêt remonte à encore plus loin. Ce n’est pas un hasard si le rouge est ma couleur préférée. Tout était relié au Rouge et Or, qui occupait une grande place dans ma vie.»

Avant de s’engager avec le Rouge et Or, le fils avait toutefois une question à poser à l’entraîneur-chef Glen Constantin, qui sera aussi son entraîneur de position. 

«Je suis content d’être le premier fils d’un ancien à me joindre au Rouge et Or, mais je voulais m’assurer que Glen ne me recrute pas en raison des exploits de mon père. Glen m’a assuré que ce n’était pas le cas. C’était important pour moi que ça soit clair. Je voulais être recruté en raison de mon potentiel et non parce que j’étais le fils d’un ancien joueur.»

Un père fier

Le paternel était très heureux de voir son fils atteindre son objectif. 

«C’est cet objectif qui l’a motivé pendant toutes ces années et qui l’a gardé à l’école. C’est déjà extraordinaire qu’il ait été recruté. Je suis super content pour lui, et fier, comme père. Ça va être fantastique s’il a l’opportunité de jouer et de contribuer un jour.»

Victime d’une blessure importante à un genou dès le deuxième match de la saison 2019, Enzo a craint de voir son rêve s’envoler en fumée. 

«Quand je me suis blessé et que j’ai réalisé que je ne jouerais pas ma deuxième saison collégiale, j’ai eu des doutes que le Rouge et Or ne s’intéresse pas à moi. Je me questionnais si j’avais le potentiel de jouer à Laval.»

Victime d’une déchirure complète au ligament collatéral interne lors d’un match face aux Faucons de Lévis, l’ailier défensif a pu éviter l’opération. 

Vitesse

«Dans ma malchance, j’ai eu la chance que le collatéral interne est le seul ligament du genou qui se reconstruit seul, a-t-il expliqué. J’ai joué contre Lennoxville lors de notre seul match cette saison et tout s’est bien passé. Je portais une attelle et j’ai senti mon genou solide. Je me suis senti en confiance. J’ai conservé ma vitesse, qui représente ma force.»

«Ce fut très difficile d’apprendre que nous n’aurions pas de saison et la première chose à laquelle j’ai pensé est que je ne jouerais plus jamais avec mes amis Loïc Bédard et Nicolas Morin, a-t-il exprimé. On jouait ensemble depuis huit ans.»