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Cellule de crise de la COVID-19: le Parti québécois demande la nomination d’un observateur indépendant

Le nouveau chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon
Photo Stevens Leblanc Le nouveau chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon

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Le Parti québécois (PQ) propose la nomination d’un «observateur indépendant scientifique» au sein de la cellule de crise gouvernementale chargée de la réponse à la pandémie de COVID-19 afin de restaurer le lien de confiance avec la population.

Cette personne serait chargée de produire des rapports «à des moments clés» et de prendre des notes, a suggéré le nouveau chef de la formation souverainiste, Paul St-Pierre Plamondon, en entrevue avec l’Agence QMI.

  • Écoutez Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, sur QUB radio:

«On le voit dans la population, de plus en plus de gens se posent des questions parce que le gouvernement refuse de rendre publics les faits scientifiques qui appuient ses décisions, bref, il n’est pas transparent. Il faut corriger le tir», a affirmé le chef péquiste.

Cet observateur indépendant serait aussi nommé avec l’aval des trois partis d’opposition pour dissiper tout soupçon d’allégeance politique.

Pour le moment, cette cellule de crise gouvernementale est essentiellement composée de «personnel politique partisan spécialisé en communications», a-t-il souligné.

Au plus fort du premier confinement, à la fin mars, notre Bureau d’enquête avait rapporté la composition de la cellule de crise gouvernementale. Outre le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, la ministre de la Santé à l’époque, Danielle McCann, et le premier ministre, François Legault, on y retrouvait alors plusieurs membres du cabinet de ce dernier.

Notamment, son conseiller principal, ses directeurs des communications, des relations médias, des relations internationales, de la planification stratégique et le secrétaire général associé à la communication gouvernementale en faisaient partie.

«On voit que la confiance de la population s’effrite et quand on se penche sur la composition de la cellule de crise, il y a un scientifique pour 17 employés politiques et spécialistes en communication», déplore Paul St-Pierre Plamondon.

Le cabinet du premier ministre n’avait pas encore répondu à nos questions, lundi soir, sur la composition de cette cellule après six mois de crise.

Selon le chef péquiste, la frontière entre «le politique et le marketing» s’est d’autant plus amincie avec l’annonce d’un contrat de 15 M$ par année, renouvelable pendant trois ans, à l’agence publicitaire Cossette pour faire la promotion du déconfinement au printemps dernier.

À maintes reprises ces derniers mois, le premier ministre a refusé de rendre publics les avis qu’il reçoit à l’occasion de ces réunions et sur lesquels il base ses décisions pour lutter contre la propagation de la COVID-19 dans la province.

Pas plus tard qu’au début du mois d’octobre, il a précisé que le directeur national de santé publique lui transmet généralement ses recommandations de façon orale, ce qui a choqué les partis d’opposition.

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