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Défendre la police

Défendre la police
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Le mouvement Defund the police s’est encore fait entendre en défilant à Montréal, samedi, pour demander le définancement, autrement dit, l’abolition du SPVM.

Première chose à dire : les pancartes de la manifestation étaient essentiellement en anglais. Encore une fois. 

J’y vois deux explications possibles. 

La première : la manifestation s’adresse aux Américains, et non aux Québécois et se fait pour cela en anglais. 

USA

Mais on nous explique qu’elle s’adresse au Québec et aux Québécois. 

Alors voilà la deuxième : on ne peut qu’en conclure que ce mouvement n’a même pas le souci élémentaire de leur parler dans leur langue. Nous sommes devant un mouvement colonialiste qui cherche à américaniser le Québec et qui se contrefiche du français. Et ceux qui y participent se comportent comme des colonisateurs. 

Que la police dérape à l’occasion et abuse de son pouvoir, tous en conviennent. Qu’elle doive se réformer devant une société qui se transforme profondément, c’est indéniable. Qu’elle doive adapter ses interventions en ayant à l’esprit qu’elle n’est pas toujours devant des gangs organisés, mais des gens ayant de lourds problèmes sociaux, cela va de soi. 

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Elle en est consciente, d’ailleurs. 

Mais qu’elle soit une force d’occupation persécutant systémiquement les populations « racisées » ou les Autochtones, comme on peut le croire à l’Université Concordia et dans les institutions qui s’alignent sur elle, cela relève du délire. Quand certains affirment qu’elle pratique le racisme « antinoir » lorsqu’elle s’attaque aux armes à feu à Montréal, cela relève de la calomnie. 

Sécurité

Hélas, une partie du système médiatique cherche à tout prix à nous y faire croire et relaie ce discours haineux.

Revenons sur terre. 

La police est d’abord là pour protéger les citoyens. Ceux qui veulent la désarmer ou l’abolir s’en prennent en fait à la sécurité des citoyens. 

Il ne faut pas « définancer la police ». Il faut la défendre contre ceux qui la diffament.