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Enseignant décapité en France: «inacceptable et injustifiable» dit Trudeau

Enseignant décapité en France: «inacceptable et injustifiable» dit Trudeau
AFP

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Le premier ministre fédéral Justin Trudeau a vigoureusement condamné l'assassinat du professeur français Samuel Paty, qui a été décapité le 16 octobre, par un islamiste. 

«C’est un acte de terrorisme des plus haineux», a-t-il dit lorsque la question lui a été posée mardi lors de son point de presse à Ottawa.

M. Trudeau s’est aussi dit solidaire de la France. «Nous avons et nous allons continuer d’exprimer notre solidarité avec la France suite à cet attentat terroriste haineux, a-t-il dit. La décapitation, le meurtre de Samuel Paty absolument inacceptable et injustifiable et nous nous joignons à tout le monde en condamnant cet acte et étant solidaire de nos amis et alliés en France» Samuel Paty, enseignant de 47 ans à Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne, a été décapité le 16 octobre par un jeune réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, parce qu’il a montré des caricatures de Mahomet lors de deux cours début octobre sur la liberté d'expression.

«Nous nous devons d'être solidaires et de toujours se tenir debout contre ceux qui s'attaquent, non seulement aux individus, mais aussi à notre société et à nos valeurs, a indiqué Justin Trudeau. C'est ça la lutte contre le terrorisme, et sur ce point-là, nous sommes de toutes parts avec nos alliés français.»

Par ailleurs, Justin Trudeau a profité de sa tribune pour lancer un appel au calme. «Nous sommes aussi dans une situation où les tensions s’enflamment, la rhétorique s’emporte et nous nous devons d’être à l’écoute et de travailler dans le calme pour empêcher un accroissement des tensions ou de la mécompréhension dans le monde», a-t-il dit.

Le premier ministre a souligné qu’il comptait parler à des leaders mondiaux, des leaders communautaires, des leaders de la communauté musulmane au Canada «pour comprendre leur inquiétude, leur préoccupation, pour écouter et pour travailler pour réduire ces tensions dans un moment de pandémie et d’angoisse [...] élevée».