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Le locataire du party à 128 000 $ en Outaouais court toujours

La police n’a pu l’identifier dans une maison louée où plus de 80 jeunes ont fêté

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Photo tirée du site web d’Airbnb Les policiers ont identifié 83 étudiants ayant pris part à un party le week-end dernier dans cette luxueuse et vaste résidence à louer de Chelsea, en Outaouais, afin de leur remettre chacun un constat d’infraction totalisant 1546 $.

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L’organisateur du party réunissant plus de 80 étudiants dans une maison louée en Outaouais n’est pas parmi les jeunes identifiés sur place par la police pour recevoir une amende de 1000 $, mais il n’est pas sorti d’affaire.

• À lire aussi: Des contraventions de 1000$ pour 83 étudiants réunis dans un Airbnb

« Ce qui semble être arrivé, c’est qu’il aurait loué l’endroit, puis transmis les accès à une tierce personne », a expliqué le sergent Martin Fournel, porte-parole de la police de la MRC des Collines-de-l’Outaouais.

Au total, ce sont 83 jeunes qui ont été identifiés par les agents ayant débarqué dans une résidence de Chelsea après une fête bruyante dans la nuit de samedi à dimanche, durant laquelle on soulignait l’anniversaire d’une des personnes présentes.

Les convives provenaient de plusieurs régions, comme Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, Ottawa et même Toronto, et devraient prochainement recevoir par la poste un constat d’infraction totalisant, avec les frais, 1546 $, pour une amende globale de plus de 128 000 $. La contravention pour avoir contrevenu à la Loi sur la santé publique doit toutefois être autorisée par le Directeur des poursuites criminelles et pénales. 

Un nombre indéterminé de jeunes a pris la fuite à travers la forêt entourant la luxueuse propriété lorsque la police est arrivée. Il n’est pas exclu que la personne ayant fait les démarches de location puisse être parmi ceux-ci. 

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Photo tirée du site web d’Airbnb

Conséquences

Même s’il n’a pas été identifié pour avoir pris part au rassemblement, la police confirme qu’il est toujours possible que le locataire puisse faire face à des conséquences pour les événements.

« Des évaluations seront faites à savoir si cet individu a enfreint d’autres règlements municipaux ou des articles de loi », a indiqué le sergent Fournel, ajoutant que l’enquête se poursuit. 

Selon nos informations, le locataire avait menti au propriétaire de l’endroit, prétendant s’y rendre avec sa famille. 

« C’est vraiment déplorable ce qui est arrivé. Je préfère ne pas commenter à cause de l’enquête en cours, mais je veux souligner le bon travail de la police et que je vais collaborer avec eux », a fait savoir le propriétaire, demandant de ne pas être identifié. 

Aucun méfait n’aurait été commis sur la propriété valant plus de 1,2 million $. 

Des caméras

Sur l’annonce Airbnb de la résidence, il est indiqué que des caméras sont positionnées pour filmer à l’extérieur. Il est possible de les désactiver pour des raisons de vie privée, ce que les fêtards auraient fait en arrivant. Contactée par Le Journal, la plateforme Airbnb n’a pas précisé les conséquences auxquelles pourrait faire face le locataire fautif.

« Les fêtes dans les maisons sont présentement bannies partout sur la planète et nous enquêtons sur cet incident, a indiqué un porte-parole par courriel. Nous sommes toujours prêts à aider dans les enquêtes policières lorsque des partys non autorisés se produisent. »