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Les cancers ont coûté près de 4 milliards $ en médicaments en 2019

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Signe du vieillissement de la population, les médicaments oncologiques utilisés pour traiter les cancers des Canadiens ont coûté près de 4 milliards $ en 2019, un montant trois fois plus élevé qu'il y a à peine une décennie. 

Selon le Conseil d'examen du prix des médicaments brevetés, un organisme fédéral, le Canada a dépensé 3,9 milliards en 2019 pour se procurer des médicaments oncologiques, contre 1,4 milliard $ en 2010.

«Au cours de la dernière décennie, le marché canadien des médicaments oncologiques a pris un virage important vers des médicaments plus coûteux. Les médicaments dont le coût de traitement est supérieur à 7 500 $ pour 28 jours représentent désormais plus de la moitié de toutes les ventes de produits oncologiques au Canada, soit une forte augmentation par rapport à 2010 (16 %)», a d'ailleurs noté le Conseil dans un rapport publié mardi.

Malgré cet accroissement, le Canada demeure l'un des pays riches qui dépensent le moins en produits oncologiques, avec une moyenne de 105 $ par habitant en 2019. En comparaison, au sommet de la pyramide, les États-Unis ont dépensé 247 $ par habitant en médicaments pour lutter contre le cancer, suivi par la Belgique qui pointe au deuxième rang avec 170 $ par habitant et la Suisse en troisième place avec 160 $ par citoyen.

Le Canada surpasse cependant des pays comme la Suède (101 $), l'Australie (91 $) et le Royaume-Uni (89 $).

Notons cependant que le Canada est l'un des pays qui dépensent le plus en médicaments non oncologiques avec une moyenne de 615 $ par habitant, la quatrième plus élevée au monde. Seuls les États-Unis (1733 $), le Japon (683 $) et la Suisse (678 $) surpassent le Canada.

«Étant donné que le vieillissement de la population devrait accroître la demande d'oncothérapies et qu'une importante filière de médicaments oncologiques est en cours d'élaboration, ce marché à croissance rapide continuera d'être une considération importante pour les patients, les prescripteurs et les payeurs dans les années à venir», a averti le Conseil d'examen.