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Mesures sanitaires en Europe: retour précipité au pays pour les judokas

Les mesures mises en place en Europe font en sorte que la poursuite des activités est maintenant impossible

JUDO-JPN-WORLD
Photo d’archives À l’écart depuis février, Antoine Valois-Fortier a obtenu des réponses à ses questions à l’occasion de sa participation au Grand Chelem de Budapest la semaine dernière.

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En raison des contraintes de déplacements au sein des pays de l’Union européenne et de l’évolution de la pandémie, les judokas de l’équipe canadienne présents en Hongrie seront rapatriés au Canada dès demain et devront faire une croix sur un camp d’entraînement de trois semaines prévu aux Pays-Bas.

Après le Grand Chelem de Budapest disputé en fin de semaine, où les Canadiens ont remporté quatre médailles, les cinq membres de l’équipe ont tenu quelques entraînements avec des équipes nationales toujours présentes à Budapest dans les derniers jours, mais ne peuvent pas se rendre à Amsterdam.

« C’est décevant parce que le camp d’entraînement constituait un morceau important de notre voyage, mais on comprend la situation, a souligné, mardi, Antoine Valois-Fortier, qui a remporté l’argent chez les moins de 81 kg à son retour à la compétition. Les restrictions se sont resserrées. On ne veut pas prendre de chance de rester coincés en Europe. Les risques sont trop grands de se déplacer ou d’attraper la COVID-19. »

Période d’isolement

À leur retour à Montréal, les cinq judokas devront respecter une période d’isolement de deux semaines avant de retrouver le chemin de l’INS afin de reprendre l’entraînement. « L’INS va nous offrir un meilleur environnement pour s’entraîner, a indiqué le médaillé de bronze du dernier Championnat mondial en août dernier, à Tokyo. Il était plus sage de revenir au pays. »

Pour le directeur général de Judo Canada, Nicolas Gill, la décision de rapatrier son monde coulait de source. « Nous avions obtenu une permission spéciale de voyager entre Budapest et Amsterdam et cette autorisation ne tenait plus depuis que l’Union européenne a fermé ses frontières aux Canadiens la semaine dernière, a-t-il expliqué. La qualité de l’entraînement ne justifiait plus qu’on continue de s’entraîner en Hongrie puisque les athlètes retournaient dans leur club respectif. »

Au cours des derniers jours, les Canadiens ont pu se frotter aux équipes nationales de la République tchèque, de la Slovénie, de la Suède et de la Hongrie. « C’était important qu’on puisse mettre nos mains sur des athlètes de plusieurs pays, a indiqué Valois-Fortier. Je suis content de nos résultats. Les cinq Canadiens ont atteint la ronde des médailles et nous avons
remporté quatre podiums. »

Valois-Fortier souhaitait obtenir des réponses. « J’ai maintenant une bonne idée où je me situe. Je connais les aspects que je dois travailler afin de revenir plus fort et de culminer aux Jeux olympiques. Le tournoi de Budapest m’a donné beaucoup de confiance dans le processus. »