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Eugène Lapierre croit au retour de la Coupe Rogers en 2021

Eugène Lapierre croit au retour de la Coupe Rogers en 2021
Photo d'archives Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

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Le succès de la reprise sur les circuits de l’ATP et de la WTA a de quoi encourager le vice-président de Tennis Canada, Eugène Lapierre, qui planifie déjà l’édition 2021 de la Coupe Rogers.

Même s’il croit pouvoir présenter un plan qui satisfera les instances gouvernementales et sanitaires, Lapierre sait que le sort de l’événement n’est pas entièrement entre ses mains.

«Pour l’instant, ce serait encore impossible tant que les frontières ne sont pas rouvertes et qu’il y a la question de la quarantaine. C’est ce qui nous a empêchés de le faire cette année, a-t-il rappelé, jeudi, en entrevue avec l’Agence QMI. Mais on pense que l’an prochain, ce sera plus ouvert et qu’on aura la possibilité de tenir la Coupe Rogers avec autant de spectateurs que possible, sinon avec un nombre limité ou, ultimement, sans spectateurs.»

Même si les finances de Tennis Canada en ont pris pour leur rhume depuis le début de la pandémie, Lapierre ne laissera pas les questions budgétaires empêcher la tenue de la Coupe Rogers qui, annuellement, engendre 90% des revenus de l’organisme.

«On va le faire avec un nombre limité ou sans spectateurs. C’est sûr que financièrement, ce n’est pas très fort pour nous s’il n’y en a pas, mais on ne veut pas sauter deux années. On veut présenter du tennis et on va tout faire pour arriver avec un budget équilibré à la fin. Ça risque d’être difficile, on va peut-être perdre un peu de sous encore, mais on pense que c’est préférable ainsi.»

La sécurité d’abord

Le vice-président de Tennis Canada n’a aucun doute de pouvoir présenter un événement sécuritaire qui saura attirer les meilleures joueuses à Montréal et les meilleurs joueurs à Toronto à l’été 2021.

«Les standards, on les connaît maintenant. Les deux circuits, autant l’ATP que la WTA, ont émis des standards qui se ressemblent énormément et on sait très bien quoi faire, présentement, pour pouvoir présenter un tournoi qui va être sûr, a indiqué Lapierre.

«Pour les joueurs, on le voit aussitôt qu’il y a un tournoi qu’ils s’inscrivent beaucoup. Là, il y a un tournoi ATP 500 (à Vienne), qui n’est même pas un tournoi majeur, et qui a attiré six membres du top 10. Les joueurs ont hâte de revenir à une situation à peu près normale.»

Pour le reste, Lapierre a bon espoir que Tennis Canada arrivera éventuellement à renflouer ses coffres, après avoir dû abolir 60% de ses programmes de développement et 40% de son personnel en 2020. Pour ce faire, il mise évidemment sur un retour en force de la Coupe Rogers.

«On espère pouvoir se remettre sur pied avec un tournoi qui va avoir du succès encore, on n’en doute pas, et revenir d’ici trois à quatre ans avec une situation comme celle avant la pandémie. On ne sera pas à 100% l’année prochaine, certainement pas. Mais on se croise les doigts, et on se prépare à toutes les éventualités.»