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Les influenceurs font profiter les champs de citrouilles

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Depuis quelques années, l’industrie de la citrouille vit un véritable boom grâce aux réseaux sociaux. Les centres d’autocueillette sont désormais si populaires que certains n’ont pas réussi à fournir jusqu’à la date de fermeture prévue... et rien à voir avec les zones rouges.

«Cette année, on a fermé les champs pendant le weekend de l’Action de grâce qui est habituellement notre plus gros weekend de l’année, lance la directrice des communications du Centre d’interprétation de la courge Alexandra Lauzon. Il y a eu une augmentation de l’achalandage plus tôt en saison parce les gens avaient soif de sorties et voulaient aller dans des espaces sécuritaires.»

À l’instar des vergers, les champs de citrouilles sont dorénavant un lieu prisé par les familles... et les influenceurs. 

«Avec les réseaux sociaux, on observe un changement de clientèle, affirme Alexandra. On a beaucoup de familles, mais aussi beaucoup de groupes d’amis qui arrivent avec leurs beaux grands chapeaux et leur appareil photo.»

«Si tu n’as pas ta photo dans un champ de citrouilles ou dans un champ de lavande... il te manque quelque chose dans ton fil Instagram!»

La COVID-19 n’a absolument pas ralenti la production de citrouilles au Québec, au contraire. Situé à Saint-Joseph-du-Lac, le Centre d’interprétation de la courge offre l’autocueillette depuis plusieurs années, mais la popularité de cette activité ne fait qu’augmenter.

«Ça fait deux ou trois ans qu’on doit fermer les champs plus tôt à cause de l’augmentation de la clientèle, raconte Alexandra. Parfois on sème un peu plus, c’est difficile de prévoir quand on va fermer... mais d’habitude, on ferme le 31 octobre.» 

L’achat local prisé

Mais au-delà de l’effet de popularité créé par les réseaux sociaux, la volonté de consommer localement joue également un grand rôle dans l’achalandage.

«Y’a un aspect très trendy, mais sur le terrain, on ressent aussi la volonté de savoir d’où ton produit vient. Pour les gens qui consomment la courge, ou la citrouille, c’est plus intéressant de venir la chercher eux-mêmes pour encourager l’économie locale que d’aller dans un Walmart.»

D’ailleurs, la ferme opérée par la famille Lauzon produit une quarantaine de variétés de courges. Pour eux, la citrouille ne devrait pas servir qu’à décorer... puisqu’il s’agit de nourriture avant tout. 

«On essaie de dire aux gens de peindre leurs citrouilles à la place de les découper pour pouvoir les consommer après l’Halloween, explique Alexandra. Tout se consomme dans une citrouille sauf le pédoncule. [...] S’il n’y a pas de gel au sol, une citrouille peut se conserver pendant deux mois.»  

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