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Les patineurs longue piste enfin de retour sur la glace

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Résultat négatif à la COVID-19 en mains, Laurent Dubreuil prendra l’avion, dimanche, afin de participer à un camp de deux semaines de l’équipe nationale de patinage de vitesse longue piste qui se déroulera à Fort St.John en Colombie-Britannique, bastion du triple médaillé olympique Denis Morrison.

Même s’il n’y a pas de courses au programme, Dubreuil piaffe d’impatience de chausser ses longues lames. « Depuis la dernière Coupe du monde les 7 et 8 mars aux Pays-Bas, j’ai chaussé les patins huit jours en août à Calgary, a-t-il raconté. 

« L’entraînement en salle va super bien, mais j’ai hâte de patiner et de me délier les jambes. »

« Un désavantage »

« Il n’y aura pas de course, mais ça vaut quand même la peine de tenir un camp dans la perspective de garder la motivation à court et à moyen terme, poursuit le vice champion du monde. S’il y a une saison, c’est impossible de ne pas patiner. 

« Ce n’est pas du luxe. Déjà que nous avons un gros désavantage comparativement aux patineurs des autres pays qui ont tous recommencé. En plus de la COVID-19, l’Anneau de Calgary est fermé et n’ouvrira pas avant la fin janvier. Selon moi, il y a une chance sur deux qu’on ne patine pas de l’année à Calgary. »

Le patinage de vitesse longue piste étant un sport très technique, il est impératif pour les athlètes de toucher la glace. « Ça ne donne rien d’être le plus fort si tu ne peux pratiquer ta technique sinon Hugo Barrette serait champion puisque c’est lui qui pousse le plus fort sur les pédales ou Hugo Girard parce que c’est lui qui serait le meilleur au squat. 

« Dans bien des exercices, je ne suis pas le meilleur au sein de l’équipe canadienne, mais ma capacité à bien patiner me permet de me distinguer. Et si tu ne pratiques pas, ce n’est pas magique. Parce qu’on n’a pas enfilé nos patins depuis longtemps, les premiers jours du camp seront difficiles. »

Pas beaucoup de sorties

Tous les patineurs et les entraîneurs de l’équipe nationale seront présents. « C’est la première fois de ma carrière que tout le monde se retrouvera en même temps sur la glace. En Colombie-Britannique, les rassemblements sont limités à 50 personnes et nous serons une quarantaine. On devra porter le masque en tout temps à l’Anneau et respecter la distanciation de deux mètres. 

« Notre seule sortie sera d’aller à l’épicerie. On devra rester dans notre chambre. Les après-midi seront longs et je pourrai consacrer beaucoup de temps à mes études. »