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Patrick Campeau
Photo courtoisie L’utilisation de leurres olfactifs peut vous rendre de fiers services et vous permettre de déjouer ce gibier que l’on peut qualifier de fantôme de la forêt.

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On espère tous prélever un cerf le plus tôt possible, car plus la saison avancera, plus ils deviendront méfiants.

Tout au long de l’année, dans la plupart des secteurs, les cervidés ont été en paix dans leur environnement. Depuis quelques semaines déjà, il y a beaucoup de va-et-vient dans la forêt. Avec la grosse période de chasse à la carabine qui débutera samedi prochain, il y aura tout un chambardement dans l’arrière-pays. Les chasseurs fouleront le sol à maintes reprises, laisseront des odeurs et perturberont leur quiétude.

Sensoriel

L’homme est doté d’un odorat qui peut compter sur cinq millions de récepteurs sensoriels olfactifs. Le chevreuil, pour sa part, est équipé d’un pif qui en a 297 millions. Il s’agit de son sens le plus développé. 

« Certains amateurs ont été déçus d’apprendre qu’ils ne pouvaient plus se servir d’urine naturelle. Il y en a même qui semblaient découragés. Les produits synthétiques existent pourtant depuis plus d’une décennie déjà. Nos chimistes ont littéralement réussi à reproduire une version que l’on pourrait qualifier de copier/coller avec les mêmes propriétés olfactives et sexuellement attractives qu’on retrouve dans le pipi naturel », soutenait Carl Gilbert de la compagnie Extrême C.G.

« Avant d’aller dans le bois, il est impératif de faire disparaître vos odeurs corporelles et celles de vos vêtements qui pourraient vous trahir sans même que vous le réalisiez. C’est pour cette raison qu’il faut laver vos fringues au préalable, puis tous les deux ou trois jours avec un savon à lessive liquide sans parfum et ajouter de 175 à 250 ml de NokOut au cycle de rinçage. Il ne reste plus qu’à faire sécher le tout à l’extérieur afin de passer inaperçu au niveau olfactif », ajoutait le spécialiste en effluves, Marc Grisé.

Novateur

Lors d’une récente présentation multimédia, je vous avoue que j’ai été franchement étonné et impressionné du nouveau contenant que m’a présenté le directeur des ventes, Marc Bergeron, pour laisser couler ou verser leur urine synthétique. Il s’agit simplement d’un sac souple en plastique de 60 ml avec un bouchon dévissable qui ressemble à ceux utilisés pour certains breuvages énergétiques. Ce qui est génial du Drip-Ur, c’est qu’on peut l’accrocher à une branche avec le mousqueton fourni à l’achat et laisser le liquide synthétique s’écouler goutte à goutte. On peut aussi appliquer une légère pression pour en répandre comme bon nous semble.

Techniques

Au cours de prochains jours ou avant de retourner à votre cache ou à votre mirador, prenez quelques minutes pour fabriquer trois faux grattages de chaque côté de votre poste d’affût. L’opération consiste simplement à remuer les feuilles en surface sur une superficie d’environ 50 à 60 cm et à gratter le sol en vous servant d’une branche pour recréer l’illusion qu’un buck a frotté ses sabots dans la terre. Au-dessus de quelques-uns de ces derniers, ajoutez un Drip-Ur à l’arôme de femelle en chaleur ou de jeune mâle en quête de sensations fortes et laissez-les s’égoutter. Cet item dispensera les attraits recherchés. Votre scénario improvisé donnera alors l’impression aux reproducteurs environnants que la compétitivité associée au rut est amorcée dans votre secteur. 

« L’urine synthétique est beaucoup plus concentrée que la naturelle. Le chasseur a donc intérêt à doser légèrement le débit de son Drip-Ur pour ne pas inonder votre spot d’effluves, ce qui pourrait alerter les mâles ciblés », précisait le formateur d’expérience Pierre Roy.

« Après deux ou trois jours de chasse infructueuse, vous pouvez confectionner d’autres faux grattés, près de votre site d’appâtage, sur une ligne de transition entre le dortoir et le garde-manger, en bordure d’un champ ou dans un chemin. Il est toutefois essentiel de s’assurer que votre angle de tir soit parfait », soutenait Marc Bergeron.

Autres attraits

Érik Gasse, pour sa part, applique des leurres de curiosité Extrême C.G. sous forme de glandes synthétiques tarsales et interdigitales près des frottages de cornes qu’il voit sur les arbres. Il renforce sa présentation en y ajoutant, lui aussi, la formule goutte à goutte. 

« Il y a quelques années, j’ai vu un buck se monter sur ses pattes arrière et aller déposer ses glandes préorbitales sur de petites branches en hauteur. Depuis ce temps, je me sers d’une reproduction synthétique imitant à la perfection les sécrétions occasionnées par ces glandes situées près des yeux à proximité des grattages et des frottages. Il ne faut badigeonner qu’une très fine couche, car en nature, les cerfs n’y apposent que l’équivalent d’une seule larme », me racontait le propriétaire de cette entreprise québécoise, Carl Gilbert. 

« Lors de vos déplacements, marchez quelques pas, arrêtez-vous et lancez un petit appel de mâle. Vous n’effrayerez pas les cervidés qui croiront plutôt qu’un de leurs congénères s’approche tout doucement », comme le disait si bien le copain de Marc Bergeron, le défunt Mario Pépin.

Pour en savoir plus, visitez le site lesproduitsextremescg.com. 

Vos plus belles photos  

Patrick Campeau
Photo Adobe Stock

J’invite tous les adeptes de chasse à me faire parvenir leurs plus belles photos par courriel à patrick.campeau@quebecormedia.com. Svp, ajouter une brève description indiquant le nom de l’amateur, la taille du gibier, l’endroit de la capture, la date et quelques anecdotes savoureuses. Les plus belles photos seront bientôt publiées dans ma chronique.