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Erreurs sur le racisme systémique

GEN-
Photo d'archives

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ

Le premier ministre Justin Trudeau a affirmé en Chambre mardi que le Bloc québécois ne reconnaissait pas le racisme systémique.  

Le chef du Bloc, Yves-François Blanchet, lui a alors répondu : « Le premier ministre ne suit probablement pas l’actualité, car le Bloc québécois a reconnu publiquement la notion de racisme systémique au mois de mars. Je ne sais pas où était le premier ministre. » 

 

LES FAITS

Les deux politiciens doivent être corrigés, le premier sur le fond et l’autre sur la date. Le Bloc québécois reconnaît bien le racisme systémique, contrairement à ce qu’affirme Justin Trudeau. 

Toutefois, le parti ne l’a pas fait au mois de mars, contrairement à ce que soutient son chef. Nous avons vérifié avec l’équipe d’Yves-François Blanchet, qui nous a indiqué que ce dernier semble plutôt avoir reconnu cette notion au mois de juin. M. Blanchet s’était par exemple exprimé à ce sujet au début de ce mois pour dénoncer le racisme en réaction à la mort de George Floyd aux États-Unis. 

Il avait également soutenu sa position un peu plus tard face aux affirmations du chef du NPD Jagmeet Singh, qui avait été expulsé de la Chambre des communes après avoir traité un député bloquiste de raciste. 

« J’ai bel et bien dit que je crois à la notion de racisme systémique. Et je pense que ce sont des traces résiduelles dans les institutions qui se traduisent dans certains comportements institutionnels », avait indiqué M. Blanchet.  

– Sarah Daoust-Braun

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE: 10 502$

C’est ce que coûte le déneigement d’un kilomètre de voie routière au ministère des Transports du Québec.

Au total, c’est 350 millions de dollars qui ont été dépensés, l’hiver dernier, pour le déneigement des 33 327 kilomètres de voies qui sont sous la responsabilité du gouvernement du Québec, comme les autoroutes. 

De ce montant, environ 80 % a servi à payer des sous-traitants et 20 % les travaux effectués par les employés du ministère.

Bien que l’étendue du réseau routier soit restée essentiellement la même au cours des quatre dernières années, le coût du déneigement a bondi de 34 %, passant de 261 M$ à 350 M$.

– Jean-François Gibeault